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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 11:53
Coup de coeur d'or

Le tricheur de Ruppert & Mulot, L'Association

Le milieu de la peinture et une trame policière sont les constituants de base de cette BD originale qui s’approche parfois d’un story board. Des personnages anonymes ou presque car ils sont denommés par un attribut vestimentaire ou physique, exemple : M. cravate ; et des planches muettes en noir et blanc ou plutôt aux traits noirs sur un fond crème alternent avec quelques cases - tout en hauteur :  ce qui justifie le format de l’album - de dialogue avec un enquêteur. Efficace, le dessin est épuré et utilise de nombreuses cases, un peu comme un manga : l'ellipse est moins facile quand il n'y a pas de dialogue. Les planches muettes accélèrent le rythme du récit alors que les cases bavardes - certaines le sont vraiment et il ne faut pas rater un enchaînement dans la conversation - sont des pauses. Le dessin est juste même si les traits des visages des personnages sont réduits à un “V”  ce qui dérange de prime abord. Ce graphisme demande aux lecteurs de faire un véritable effort et de donner de soi-même pour rentrer dans une histoire à rebondissements parsemée de tableaux - dont un de De la Tour qui donne son titre à l'album - qui éclairent l’intrigue. Nous sommes face à une BD expérimentale très bien faite et qui invite à une relecture, c’est ce que certains lui reprochent.

Coup de coeur d'argent

The Autobiography of me too free de Guillaume Bouzard, Les  Requins Marteaux

Sous une couverture toilée rose fluo ou presque, Guillaume Bouzard est de retour pour clore son cycle “The Autobiography of me too”. Dans la même veine que les 2 précedents opus Bouzard poursuit ses aventures quotidiennes avec la même verve. Son personnage retrouve ses potes au café, s’endort contre un tronc d'arbre, discute avec son “chien stupide”, Flopi,  va en tongs au concert de Motörhead parce que Cécile a jeté ses “docs” et rencontre un mystérieux sage. Toujours aussi palpitantes, voire sans intérêt aucun, lesdites aventures sont l’occasion de retrouver une voix originale et délirante dans le monde de plus en plus surreprésenté de l’autofiction. L’humour est au rendez-vous et le graphisme en noir et blanc s’est affirmé depuis le 1er tome. Bouzard s’est imposé le gaufrier pour ses 3 albums mais il sait en jouer en utilisant plusieurs cases pour réaliser un plan plus large ou pour rendre élastiques ses personnages.
Les participants du club ont retrouvé le Bouzard qu’ils aiment avec ses histoires et sa patte inimitable. Certains ont pourtant trouvé que ce dernier album était un ton au dessous du tome 2 et ont parlé d’essoufflement. En attendaient-ils trop après le sommets atteints dans le 2ème opus ? Une relecture ou une découverte de la trilogie s’impose !

Coup de coeur de bronze

La cellule de Costes & Long, KSTR

Simon est chercheur, Anne, trompettiste. Simon aime Anne. Mais ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage. Il étouffe réellement sa compagne. Anne n’en peut plus et s‘en va en claquant la porte. Libre, enfin, de cette présence par trop envahissante. Incompréhension totale pour Simon. Qu’a-t-il fait ?… ou pas fait ?… Il essaie de comprendre et va tout tenter pour essayer de reconquérir sa belle.
Pas d’unanimité pour cet album : certains sont lassés des histoires de déboires amoureux de trentenaires, d’autres ont adoré, surtout l’ouverture finale qui laisse le lecteur libre d’interpréter. Bien sûr “La mouche” (D. Cronenberg) est la référence de cette histoire mais elle n’apparaît pas si facilement et les indices de la fusion prochaine ne sont pas si évidents. C’est ce qu’ont aimé les défenseurs de cet album ainsi que le graphisme “très sympa”. Le veilleur de nuit sans yeux a plu, les planches de rêves et délires fantasmatiques aussi.
Au delà d’un déboire sentimental, c’est la folie d’un homme qui est présenté et son impuissance à affronter une épreuve de la vie.


L’Arleri d'Edmond Baudoin, Bayou Gallimard

Terme provençal pour désigner un piaf ou quelqu’un qui a peu de cervelle.
Un vieux peintre raconte à son joli modèle sa fascination de la femme et ses mésaventures avec ses différentes conquêtes. Ce ne sont pas les souvenirs d’un “tombeur” mais le récit d’un homme qui a cherché à comprendre et qui a toujours aimé. Cela rend le récit attachant mais c’est aussi ce qui lui a été reproché car la vision est parfois caricaturale, voire pontifiante. Le vieil homme s’écoute parler et l’album est bavard. Le dessin de Baudoin est splendide et est en accord avec le propos du héros. La mise en couleur est remarquable même si les tons employés sont beaucoup plus vifs que dans les précédents albums de Baudoin. En conclusion, un graphisme réussi où l’on retrouve le talent de Baudoin et un scénario moins convainquant qui présente le portrait sensible d’un artiste (Baudoin lui-même ?) dans sa relation aux femmes.


Après la nuit de Guérineau et Meunier, Delcourt

“Le delcourt des familles” selon certains participants du club de lecture. Une bonne histoire de cow-boys qui commence la veille d’un duel. Le titre est explicite et c’est ce qui réduit l’histoire à peu de choses car l’intrigue est ramassée dans le temps. La tension de la soirée et la nuit avant le duel et les personnalités sont l’enjeu de ce western. Hélas, le shérif ancienne crapule et la prostituée défigurée qui attend son vengeur sont des classiques ; seul le jeune cow-boy est plus intéressant mais pas assez creusé.
Graphiquement, cet album aurait dû être publié en noir et blanc car la mise ne couleur “photoshop” en a rebuté plus d’un. Quel dommage ! Découpages et cadrages sont de  bonne qualité,  ce qui fait dire à l’un d’entre nous que malgré ses défauts on ne s’ennuie pas dans cet album.

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Published by Niort en bulles - dans Club de lecture
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