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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 20:07

Coup de cœur d'or :



"The autobiography of a mitroll" de Guillaume Bouzard

Dans cette nouvelle autobiographie, Guillaume Bouzard dévoile un pan douloureux de sa vie. Appelé au chevet de sa mère mourante, il apprend un lourd secret familial : son père, qu'il n'a jamais connu, serait un troll... Après un scepticisme bien compréhensible, il doit se rendre à l'évidence... non, sa mère n'avait pas perdu la tête ! Débute, dès lors, une véritable quête sur les routes de Bretagne en compagnie de Flopi, son fidèle compagnon à quatre pattes.

Bouzard s'aventure dans une histoire longue cette fois ci et l'on retrouve la qualité de ses bandes dessinées dans ce mélange réussi d'humour Fluide Glacial et d'ironie sur son propre personnage et sur la bande dessinée.



Coup de cœur d'argent :


« loin d'être parfait » d'Adrian Tomine

Ben Tanka, en l'occurrence, est un trentenaire désenchanté d'origine japonaise, insatisfait de son couple, vaguement misanthrope et en perpétuelle situation d'insécurité sexuelle. Sa relation sentimentale avec Miko Hayashi se désagrège un peu plus chaque jour, notamment depuis que cette dernière s'est trouvée une conscience politique et que lui en reste totalement dépourvu. L'épure du dessin, d'inspiration comix, poussé ici à son paroxysme, nettoyé de ces multiples effets graphiques, concourt à focaliser l'attention sur le vide de cette figure centrale.

C'est une histoire qui parle de filiation et d'immigration, d'incommunicabilité et d'espoir, de prédiction et d'amour. Loin d'être parfait, le nouveau livre de Tomine tranche en effet, à plein d'égards, avec les précédents épisodes d'Optic nerve (revue que Tomine produit depuis ses débuts en accumulant les nouvelles sur le thème du mal-être). Bien que publié en son sein, ce nouvel opus se place en porte-à-faux en inaugurant le récit long, en assujettissant pour la première fois la complexité psychologique des protagonistes à des problématiques sociologiques qui les dépassent. Le scénario nous plonge dans l'ambiance cinématographique de Jim Jarmush, Eric Rohmer, Wim Wenders et dans les livres de Raymond Carver et Salinger.


Coup de cœur de bronze :


« l'heure la plus sombre » d'Emmanuel Moynot


C'est l'histoire de deux personnes qui vont se croiser par hasard, au détour des aléas  
de leurs vies respectives. Ils vont nouer un temps une relation tout aussi éphémère que leur
rencontre. C'est le récit assez sombre de deux écorchés de la vie.

Emmanuel Moynot nous incite à entrer dans la vie de ses personnages, dans cette passade amoureuse et mystérieuse.  
Moynot a beaucoup travaillé l'ambiance colorée, le tout dans des tons chaud en couleur directe. L'adéquation d'une mise en page très fluide et des couleurs en fait un album vraiment séduisant et très réaliste.

L'heure la plus sombre vient toujours avant l'aube n'est pas un polar. Juste le récit, juste et implacable, du malheur quotidien, que traverse un temps le vain espoir d'un amour salvateur.
Lui est chauffeur routier. Une femme, des gosses. Elle, serveuse dans un restoroute. Seule, un fils en prison.




« Aristide broie du noir » de Séverine Gaulthier :


Le petit Aristide a dix ans. Et même si son cerveau est grand, la peur du noir provoque chez lui des insomnies. Car les ombres, menaçantes, se cachent partout, jusque sous son lit. Comment trouver le sommeil, quand la survie exige une constante veille ?
L'intégralité de cette belle bande dessinée est écrite en alexandrins, ce qui renforce son air de conte tout en lui donnant un certain cachet. Les mots coulent et s'enchaînent, portant le lecteur presque malgré lui d'un bout à l'autre de l'aventure dans une lecture partagée (d'un côté le texte, de l'autre l'image).

Et quelle splendeur côté graphisme ! Les larges cases autorisent le jeune dessinateur à mettre en valeur les décors, dont chaque recoin renferme les ombres tant craintes par le petit Aristide. Le noir est bien entendu omniprésent, mais la couleur n'est pas en reste. L'auteur travaille la lumière, la décline sous différentes couleurs : vert, jaune, orange.

Bien sûr, le premier public visé est celui des enfants. Mais Aristide sait parler au gamin qui sommeille à peine en chacun et qui, comme lui, cherche à tout prix à rester en éveil.
Déjà remarquée avec son album Mon arbre, la scénariste Séverine Gauthier confirme son talent de conteuse et son aptitude à choisir des dessinateurs de talent pour l'accompagner.





« trinity blood » de Kiyo, Kyujyo, Sunao Yoshida :

Avant toute chose, restituons Trinity blood dans son contexte. Trinity blood est l'adaptation en manga d'un roman de Sumao Yoshida.

Dans Trinity blood, nous suivons les pas de Abel knight road, un prêtre assez étrange, secondé par Tres, un autre prêtre aux allures de robot. Ces deux énergumènes appartiennent à l'Ax, une division du vatican chargée de remplir diverses missions et de lutter contre les Methuselah, des vampires apparus lors d'un sombre évènement appelé Armageddon.

« trinity blood » est destiné aux avertis du manga gothique. La segmentation des cases, l'illisibilité des bulles et la confusion dans les personnages rend la lecture difficile et peu agréable.

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Published by Niort en bulles - dans Club de lecture
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