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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 14:06


Coup de cœur d'or :


 « je mourrai pas gibier » d' Alfred :

Je mourrai pas gibier est l'histoire d'un carnage. D'un drame rural. Du massacre d'un village par un adolescent devenu fou. Pourtant, derrière la violence du propos, Alfred parvient habilement à glisser dans son récit une puissante critique sociale, stigmatisant le carcan oppressant des petits villages arc-boutés sur des principes séculaires, qui broient lentement mais sûrement la personnalité de ses habitants. L'adaptation du roman de Guillaume Guéraud est parfaitement réussie. Comment peut-on, un jour, prendre le fusil de son père et faire justice soi même ? Alfred tente de s'insinuer dans l'esprit d'un adolescent révolté par l'injustice de sa famille toujours partant pour faire le mal. Le dessin âpre, fiévreux, convulsif, aborde la violence avec une grande intelligence. Alfred démontre une nouvelle fois que son art ne craint pas de s'attaquer à des sujets dérangeants, déroutants, inhabituels, sans jamais sombrer dans le voyeurisme ou la violence gratuite. Album percutant.


Coup de cœur d'argent :


"Marilyn la dingue" de Rébéna:

Adapté par Jerome Charyn lui-même de son roman publié dans la Série Noire des éditions Gallimard en 1974, cet album dessiné par Frédéric Rébéna inaugure l'adaptation en bande dessinée de la tétralogie Isaac, remarquable saga qui se déroule dans le New York très agité des années 70.

Isaac le Pur, ainsi appelé par ses ennemis de la pègre et ses soi-disant amis de la police, était un flic coriace, effrayant et cynique. Tendre à sa manière, pour le gang de gamins qui dévalisait les épiceries, pour les filles de ses vieux potes devenues putains. Tendre aussi pour Zyeux-Bleus, son adjoint, qui n'avait qu'un seul tort : il s'envoyait éperdument la fille la plus dingue de tout New York, Marilyn. Or Marilyn était justement la fille d'Isaac. Ce qui amena certaines complications. Cependant, la bande dessinée n'apporte pas d'interprétation originale de l'auteur, elle reste illustratrice du roman.


Coup de cœur de bronze :


« Toto l'ornithorynque » de Yoann et Eric Omond

Coup de coeur bronze pour ce magnifique album jeunesse parfaitement adapté pour les apprentis lecteurs et où l'on admirera les très beaux dessin de Yoann.
Toto mène une vie paisible avec ses amis au coeur de la forêt australienne jusqu'au jour où une bande de dingos les attaque. Etant plus bêtes que méchants ils échouent lamentablement face à Toto. Mais n'acceptant pas la défaite ils décident de faire appel au plus redoutable prédateur : le lion marsupial !




« La Rebouteuse » de Lambour et Springer :

Olivier revient après cinq ans d'absence dans son village natal pour enterrer son père. Il y retrouve une ambiance pesante et malsaine causée par le départ de Mamé la rebouteuse de St Simon. Son absence va faire resurgir un secret de famille peu reluisant et mettre à jour les craintes des villageois : Mamé est-elle vraiment une guérisseuse ou plutôt une empoisonneuse?
Même avec un postulat de départ intéressant l'histoire n'aboutit pas et laisse le lecteur sur sa fin. Quand au graphisme de Springer, qui bien moins inspiré que pour les funérailles de Luce, n'est pas avantagé par une mise en couleur que l'on attendait pas.


 


« Mâle de mer »  de Sorel et Villemin :

L'histoire imaginée par Laetitia Villemin est bien déroutante : nourri de fort peu de dialogues, l'album est essentiellement constitué d'un long narratif traité en cartouches, adoptant souvent un ton littéraire un peu trop ampoulé pour un récit d'une grand simplicité.

Trop vite orpheline, Ephémère perd prématurément sa mère, avant de voir, à son tour, disparaître son marin pêcheur de père, homme taiseux resté inconsolé par la perte de sa compagne. Puis vient la rencontre avec un bel étranger, qui finira par ne laisser à Ephémère que des regrets et le plus beau des cadeaux : son fils... Créateur inspiré, Guillaume Sorel, tel un démiurge au graphisme infatigable nous déçoit pour le dernier album de sa vie...

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Published by Niort en bulles - dans Club de lecture
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