Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Cases Donjon
  • Cases Donjon
  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
  • Contact

Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

Visiteurs depuis
le 02/06/2006

Recherche

Adhésion à Neb

Contactez l'un des membres du bureau ou obtenez votre carte d'adhérent et votre bulletin d'inscription à la librairie l'hydragon, 15 rue des Cordeliers à Niort - Coût : 30 €

Archives

26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 10:59
                                                            Dans les années 50, Louis, un tueur à gages, est atteint par une maladie incurable, son tour est venu de payer. Il n’attend pas la mort sur son lit d’hôpital et part, avec ses ampoules de morphine et ses calibres, remonter le fil de sa vie. Les voyous avec qui il a travaillé, un contrat qu’il refuse, son ex-femme sont les étapes de sa descente aux enfers. Louis veut retrouver sa fille, il ne l’a vue qu’en photo. Elle est partie avec Serge, l’amant de sa mère mais aussi l’ancien copain de Louis, avant la guerre. C’est avec lui que tout avait commencé.
    Louis mène sa quête jusqu’au bout, n’épargnant personne sur son chemin de la rédemption.
    Une histoire noire où l’anti-héros finit par accéder à une forme d’humanité, tout en utilisant son arme.

    Du Loustal Paringaux pur jus dans le dessin et le scénario : peu de dialogues mais des récitatifs soignés qui complètent les cases du dessinateur.        
    Des planches cases de très belles factures qui donnent l’atmosphère de l’album et de l’époque.
    Une belle utilisation du trait noir et des ombres : des visages découpés, un peu angulaires, aux traits marqués, ils ne sont pas réalistes mais très expressifs. C’est la marque de fabrication de Loustal. Des couleurs tranchées, qui ne s’assombrissent pas comme pourrait le demander l’histoire, le bleu de la nuit, le jaune de la lumière artificielle, l’ocre des souvenirs (3/4 planches cases qui représentent très bien ce qu’était la vie de Louis) et le rouge du sang, pas seulement des voyous.
    Louis va à sa fin dans un univers qui ne vous surprendra  peut-être pas : l’exécution des anciens commanditaires, l’ex-femme trahie, le caïd local qui veut forcer Louis à tuer le commissaire Maigret - chez Omnibus, Loustal a illustré quelques nouvelles et romans de Simenon, cela mérite le détour -, le copain drogué, lui aussi en bout de course, et la fille qui paie pour le sang versé par le père. La surprise n’est pas l’enjeu mais le descente aux enfers, oui. C’est noir et c’est très bien fait.

Partager cet article

Repost 0

commentaires