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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 21:55
Le père Noël est arrivé prématurément avec dans sa hotte une sélection de haute volée et une bière appropriée à cet esprit de fête. L’un n’allant pas sans l’autre puisque cette dernière a épanché la soif des lecteurs au gosier desséché par des discussions enflammées.


Les coups de coeur du mois de Décembre 2006 :


Coup de cœur OR :

La version intégrale de Black Hole arrive en tête avec une confortable avance. Charles Burns distille au fil des pages un malaise croissant. Il dresse une vision noire de l’adolescence avec son lot d’images et d’interprétations, de violence, de déchéance et d’amour. Le rythme et la construction de l’album rendent la lecture aisée… trop certainement, puisque le lecteur subit alors cette ambiance implacable voire poisseuse. Le graphisme et la mise en page ne sont pas en reste et confortent l’atmosphère glauque. Au final, il reste une sensation pesante dont on du mal à se défaire. Il est difficile de dire si on a aimé l’album ou non. Mais ce dont il est certain, c’est qu’il est marquant et même obsédant… peu de lecteurs en sont sortis indemnes.



Coup de cœur ARGENT :

Ce deuxième tome de Muchacho démontre encore une fois, si besoin était, tout le talent d’Emmanuel Lepage. Graphiquement, c’est une véritable régal pour les yeux. Qu’il s’agisse du trait ou des couleurs directes, tout est beau à l’image de son héros Gabriel de la Serna. Le scénario est rythmé, vivant, sensible et bien écrit, même si les membres du club lecture lui ont souvent préféré le premier opus. Pourquoi alors seulement une deuxième place ? Peut-être parce que Gabriel, jeune éphèbe imberbe (pléonasme) au visage d’ange, bien qu’attachant, est parfois énervant de naïveté. Nous avons également noté une conclusion (dans le foin) un peu démonstrative voire pénible. Il n’en reste pas moins un incontournable de la bande dessinée de cette année.



Coup de cœur BRONZE :

S. ou l’album de la polémique. L’auteur italien Gipi est certainement la révélation de l’an dernier car son entrée dans le petit monde de la bande dessinée francophone fut aussi rafraîchissante que fracassante. Cet album s’inscrit dans un parcours d’auteur avec une œuvre au ton profondément autobiographique. La mise en place est complexe et la construction s’embourbe parfois dans des problèmes personnels abscons. La lecture se mérite. Il s’agit plus d’un roman illustré que d’une bande dessinée. Et là fut tout le débat. Pour certains le dessin n’apporte rien ; pour d’autres, à l’inverse, la beauté du graphisme fait oublier la narration alambiquée. Une chose est sûre, cette troisième place ne satisfait personne. Les fans de Gipi attendaient mieux… les autres sont restés à la porte.



Une maigre quatrième place pas forcément mérité pour L’Orchestre des Doigts qui pouvait prétendre à mieux. Ce manga très scolaire n’en demeure pas moins fort sympathique. Malgré un dessin assez grossier, le lecteur est rapidement captivé part une lecture fluide et un propos très bien documenté. C’est sincère, gentil, didactique et ça se lit tout seul avec une pointe de mélodrame. Le thème est original, à savoir un musicien qui doit faire découvrir la musique à des enfants sourds. Mais justement, le résultat n’est pas à la hauteur des attentes. Dans ce premier tome, il n’est pratiquement jamais question de musique. C’est bien pourquoi de nombreux membres du club liront assurément le deuxième tomes ne serait-ce que pour en savoir plus. De là à en conclure que cet album a atteint son but…



Avant d’être un album de bande dessinée, Le Fluink est surtout un exercice de style voire un concept. Il s’agit d’une écriture sous contrainte dans la lignée des travaux de l’oubapo. Certes, le principe est très original mais la lecture mérite un certain effort. Même s’il est indéniable que le sujet est intéressant voire amusant, la lecture sportive est rapidement fatigante au même titre que le dessin est petit et les bulles pas toujours lisibles. Au final, il n’y pas assez de fond pour faire oublier les contraintes que la forme impose au lecteur. Bien essayé mais pas forcément réussi.


Alors là, il n’y pas eu de débat, juste un exutoire. La décence nous préservera d’écrire certains des qualificatifs usités pour décrire cet album. La déception est d’autant plus grande qu’il s’agissait de deux auteurs talentueux du monde de la bulle qui ont précédemment démontré leurs talents dans des séries comme Sillage ou HK qui s’attaquaient à un mythe du comics à savoir Wolverine. Le résultat est faible. Le scénario est creux et inintéressant voire facile. Le graphisme est vide de décors et accumule les approximations anatomiques. Quand on connaît le talents des auteurs en question… ça sent le travail bâclé et le tiroir caisse. Il n’y a rien de pire qu’un album mauvais dont on attendait beaucoup.

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Published by Pouffy - dans Club de lecture
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