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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 15:38
Coup d'Coeur Or

14.10.02

LA PASSION DE DODIN BOUFFANT - BURNIAT

Au milieu du XIXème, Dodin-Bouffant, bourgeois de province, est un fin gourmet à la réputation bien établie. Sa table est ouverte chaque jeudi mais ses jugements laissent peu de place à l’approximation et seuls 3 autres notables du coin sont admis dans ce cénacle. Le jour où Eugénie, sa cuisinière attitrée et talentueuse, décède brutalement, il est désespéré. La recherche de la perle rare est compliquée même si les candidates sont nombreuses. C’est par hasard qu’il trouve Adèle, simple paysanne aux qualités insoupçonnées. L’invitation en forme de défi que lui lance un aristocrate féru de gastronomie rapprochera le gourmet et sa cuisinière dans une relation qui ira plus loin que la simple gastronomie. Cet ouvrage met en appétit, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est adapté d’un roman des années 20 qui célèbre une certaine idée de la cuisine. Si les membres du club reconnaissent que ce n’est plus la cuisine que l’on mange aujourd’hui, une cuisine riche et roborative dont les plats compliqués s’enchaînent dans des repas gargantuesques, ils sont plutôt séduits par l’ambiance du récit. Certains évoquent le manga « Le gourmet solitaire » de Jiro Taniguchi pour l’immersion dans un tourbillon des sens. Et effectivement, la lecture de cette BD donne l’impression qu’on sent les effluves des plats qui cuisent, on entend grésiller les poêles, on admire les présentations dans les plats, et surtout on goûte ces plats improbables de la cuisine bourgeoise de cette époque. Même si certains peuvent regretter la petite histoire à l’eau de rose entre le gourmet et sa cuisinière, l’histoire est pleine d’humour, entrainante. Les petites digressions déclenchées sur les protagonistes par des mets particulièrement succulents donnent un ton un peu décalé, moderne. Le tout est servi par un dessin original, inspiré des caricatures de l’époque (les crayonnées de fin d’ouvrage font irrésistiblement penser à Daumier). Les couleurs et certains détails de mouvement font également penser à certains détails de Quai d’Orsay.
En fin de compte, est-ce l’heure propice de l’apéritif ou l’appel culturel de la nourriture sur un groupe de français, en tout cas cette BD rafle les votes pour terminer à la première place du classement (classique ou revisité).
Coup d'Coeur 
Argent
14.10.01

MOI ASSASSIN - ALTARRIBA & KEKO

Enrique Rodríguez Ramírez est professeur d’Histoire de l’Art à l’université du Pays Basque. A 53 ans, cet universitaire dirige un groupe de recherche sur « la douleur et le supplice dans la peinture occidentale ». Il est au zénith de sa carrière .Mais sa vraie passion, dans laquelle il s'investit à plein, est plus radicale : l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

Un polar original, dont l’utilisation dans le dessin du noir et blanc teinté parfois de rouge a plu à beaucoup, certaines planches sont magnifiques, mais pour d’autres c’est du déjà-vu. Certains auraient souhaité  davantage de clair-obscur. 
Le scénario est haletant avec une intrigue à la foi pesante et prenante,  cela se lit d’une traite. La voix off est particulièrement efficace. La description de la violence dans l’art est intéressante.
C’est très bien décris par exemple, les gens qui parlent de chose éminemment pointu et ça jargonne on s’y croit. Le contexte politique jalonne utilement le récit. Il y a des messages qui passent, sur le théâtre par exemple. Le personnage surtout a été l’objet de débat, il en est devenu vivant. "Il est difficile d’avoir de l’empathie avec lui,  on ne peut pas  l’admirer mais il ne laisse pas indifférent. Il se  crée une thèse au niveau de son art qui n’intéresse que lui et il en devient ennuyeux. Ce qui peut déranger, c’est que l’on ne comprend pas le mécanisme qui le pousse à tuer. Il cherche une caution «  l’art » mais on n’y croit pas. En fait il se fait manipuler c’est un prétentieux. L’auteur a priori défend l’idée d’une pulsion animale qui est en chacun de nous".
Assassin  génial ou névrosé minable, à vous de vous faire votre propre opinion
En conclusion, pour beaucoup c’est un excellent roman policier original et savoureux qui se lit d’une traite, médaille d’argent de notre palmarès.

Coup d'Coeur Bronze

14.10.03 

LE SOLDAT - OLIVIER JOUVRAY & EFA

Librement inspiré du du roman de guerre américain (entré dans les classiques) La conquête du Courage de Stephan Crane.
Henry et son copain Wilson vivent au rythme des champs dans les États-Unis de la guerre de Sécession. Et pourquoi ne pas s'engager dans l'armée Yankee ? Par patriotisme ? Par défiance ? Au risque (?) de manquer les moissons ? Pour devenir un homme ?
Intégré dans une unité de volontaires, le jeune Henry expérimente l'angoisse, la peur du combat, la crainte de ne pas être un homme, un combattant.  Baladés de position en campement par un état-major déboussolé, les jeunes soldats craignent l'engagement ou pour certains le magnifient mais peu à peu les poitrines se dégonflent. Arrive le premier assaut...
La peur du combat fait elle de vous un pleutre ? L'horreur de la guerre est elle un passage nécessaire pour devenir un homme ?  Récit universel sur l'engagement du soldat, le récit de Jouvray nous plonge dans la petite histoire de la guerre civile américaine, thème accaparé par les Tuniques Bleues de Raoul Cauvin. Oubliant le ton humoristique et décalé de la série à succès, le Soldat est sobre, consensuel mais efficace et pédagogique.
Le dessin réaliste de l’espagnol Efa est soigné malgré certains traits quelque peu maladroits (yeux des personnages). Les couleurs aquarelles, douces et réalistes sont en décalage avec la dureté du récit et les habitudes des récits de guerres. Décalage qui a perturbé plus d'un lecteur.

  14.10.05

VELVET - BRUBAKER & EPTING

Velvet Templeton, Secrétaire du directeur de l'Arc-7, une agence d'espionnage remontant à la deuxième guerre mondiale, se met à enquêter sur le meurtre d'un de ses anciens amants : le plus grand agent secret du monde. Piégée avant même de s'en rendre compte, la belle devra se battre pour survivre et découvrir la vérité. Heureusement pour elle, son passé de super-espionne lui a laissé de quoi se défendre.
Les ellipses, les flashbacks et le côté rétro du récit ne font pas de Velvet le comics préféré du club. Malgré tout, sa narration à la James Bond des années 80 a su faire plaisir, tout comme le personnage principal féminin (Aka « quand Miss Moneypenny sort de son bureau pour casser la gueule aux vilains »). Le dessin de Steve Epting, réaliste et soigné, ne transcende pas et rappelle trop les derniers comics lus dans le club.
Pour conclure, Brubaker nous livre ici un récit d’espionnage en demi-teinte, loin du niveau de ses  précédentes productions (Gotham central, Criminal, Captain America…) mais agréable à lire.
  14.10.04

WONDERBALL - DUVAL, PECAU & WILSON

Août 1983, un flic expérimenté, l’inspecteur Spadaccini, enquête sur un mystérieux carnage : 9 morts en 9 secondes... L’expérience et l’observation de Spadaccini, surnommé Wonderball par ses collègues, en raison des boules de chocolat qu’il ingurgite à longueur de journée, lui donnent l’intuition qu’il s’agit d’un unique tireur, particulièrement efficace. L’arme utilisée est la même que celle de Lee Harvey Oswald en 1964 : l'assassin de JF Kennedy. Wonderball est persuadé que ce nouveau tireur a agi sous l’influence de drogues expérimentales, qu’il a été le cobaye d’expériences interdites. Spadaccini enquête dans les milieux toxicos de la ville, suivi de très près par un autre tueur, dirigé par une mystérieuse organisation. Une série B très efficace selon certains membres du club mais Spadaccini ne s'inspire-t-il pas trop du célèbre inspecteur Harry Callahan ? Sera-t-il à la hauteur du célèbre Dirty Harry ? La suite le dira. Des lecteurs se sont laissé embarquer par les prémices de l'intrigue et son atmosphère même si le scénario est assez prévisible. Le parallèle avec les débuts de la série XIII a même été évoqué.
Le manque d'originalité est un reproche pour d'autres lecteurs comme le dessin très 8O's qui colle pourtant à la période historique du récit et au graphisme BD de cette époque. Quelques lecteurs ont aussi reproché un dessin un peu négligé, comportant quelques erreurs alors que d'autres ont fait remarquer que la représentation de Spadaccini restait la même, y compris dans des flashs back qui évoquaient quelques anecdotes de sa jeunesse.
Une BD série B bien formatée - couverture et teaser accrocheurs - qui se lit facilement et assez rapidement : il ne faut pas lui en demander plus ! Face à la concurrence des 4 autres albums du club, elle a assez bien résisté même si elle se classe dernière.

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Published by NIORT'en Bulles - dans Club de lecture
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