Cases Donjon

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Albums, critiques et coups de coeur

Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /2006 12:20

« L’homme qui s’évada » de Laurent Maffre d’après Albert Londres paru chez Acte Sud

 En 1922 le grand reporter français Albert Londres se rend en Guyane où il compte mener une enquête sur les conditions de vie des bagnards. Il y rencontre Dieudonné, condamné depuis 11 ans pour ses amitiés anarchistes avec l’ancienne bande à Bonnot. Très vite convaincu de l’innocence de Dieudonné il retournera quelques années plus tard en Amérique du Sud lorsque celui-ci entreprit de s’évader. Il fut à l'origine de la campagne de presse qui permit la réhabilitation de Dieudonné.

Laurent Maffre, à la suite d’Albert Londres, brosse une série de portraits expressifs et réalistes de l’ensemble de la communauté cayennaise. Son parti pris est clair, c’est celui d’Albert Londres qui, en son temps, prit la défense des bagnards en condamnant leur condition de détention et certaines pratiques iniques telles le doublage, véritable double peine.

 

Par Agecanonix - Publié dans : Albums, critiques et coups de coeur
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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /2006 18:08
Boulet prend la suite de Trondheim pour la série Zénith. Son dessin reste proche de celui de Trondheim en mieux (persos + expressifs, plus de détail). Cet album (5ème tome de la série Zénith) s'inscrit dans la continuité de la série. L'histoire est donc "classique" mais laisse un suspens insupportable: Herbert n'a plus le manteau du destin et le Donjon a changé de proprio, obligeant le gardien et son personnel à s'exiler le temps qu'une action en justice pour récupérer le Donjon aboutisse. Autre interrogation: un personnage a réussi à tenir l'épée du destin sans être brulé (comment ? mystère... ce n'est pourtant pas un ancien porteur de l'épée). Le sieur de la Cour brille par son implacabilité.
Cet album est donc "normal" comparé au reste de la série. J'ai trouvé que Boulet y ajoute une dimension plutôt dessin animé dans les procédés et l'humour utilisés. Selon moi, Boulet et sa touche perso plutôt DA conviennent parfaitement à l'univers de la série. Je soupçonne les scénaristes d'être intervenus plus que d'habitude pour cet album (pour des raisons de cohésion de l'histoire surement).
J'aime bien son dessin et ses procédés qui restent simples mais plutôt efficaces mais je ne connais que ça de lui. L'album, lui, est une charnière dans la série Zénith (cf le 1er §) et le suspens à la fin est insoutenable."
Par Niort en bulles - Modsett - Publié dans : Albums, critiques et coups de coeur
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Jeudi 3 août 2006 4 03 /08 /2006 10:48

 1986, Dusseldorf. Le Dr Kenzo Tenma est un brillant neuro-chirurgien promis à un avenir radieux : futur gendre du directeur de la clinique dans laquelle il pratique son art, il vient de sauver la vie d'une star de l'opéra et tout le monde s'accorde à dire qu'il est le meilleur des chirurgiens. MAIS.... Une nuit, il décide de sauver un enfant contre l'avis de ses supérieurs qui lui enjoignent d'opérer le maire de la ville. Certaines vies ont elles plus de valeur que d'autres? Pas pour Kenzo qui du coup se fait sacquer par sa hierarchie qui le relègue aux urgences. Quand le directeur de la clinique est empoisonné et que les enfants disparaissent, c'est vers le Dr Tenma que se portent les soupçons. Celui ci n'a d'autre choix que de fuir à la recherche de Johann, le petit garçon, afin de réunir les preuves de son innocence. Mais la piste de l'enfant est parsemée de morts et c'est encore le Dr Tenma qui est suspecté... Aurait il sauvé la vie d'un monstre?

Il y a du Dr David Banner (Hulk) et du Dr Richard Kimble (le fugitif) dans cet autre docteur qu'est Kenzo Tenma, jeté sur la route en quête du monstre (des monstres?) et de la preuve de son innocence. Au fil des tomes, on voit ce bon docteur trop naïf devenir un chasseur (presque) sans état d'âme. Urasawa maitrise le suspens avec brio, multipliant les personnages secondaires tous plus attachants et intriguants les uns que les autres, parsèmant le parcours de son héros de situations toujours plus passionnantes jusqu'au dénouement final.

Les mangas n'étant habituellement pas ma tasse de thé, c'est sans conviction que j'ai ouvert le premier des 18 tomes de la série au cours d'une de ses étouffantes nuit du mois de Juillet. La dernière page du dernier tome refermé, j'ai éprouvé ce déchirement que l'on ressent lorsque l'on quitte à regret un univers qui nous a capturivé (*).

(Merci pour le conseil Dom & J-L)

Poupou

 (*) capturé - captivé - rivé à la page...

Par poupou - Publié dans : Albums, critiques et coups de coeur
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