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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 20:29

Quand on aime la Bande Dessinée, la parution des nouveaux tomes d'une série est un moment apprécié et attendu. Mais la découverte d'une nouvelle parution, reste un instant encore plus captivant. On entre chez son libraire et une couverture attire tout de suite notre regard. L'objet est soigné, le format n'est pas habituel et le graphisme remarquable. C'est ainsi que j'ai craqué pour "Le cadavre et le Sofa".
Cet été là, depuis la disparition de Christian, les enfants ne sortent plus et Polo s'ennuie dans son village. Et c'est là qu'apparaît Sophie. Sensuelle et obscure, elle va faire chavirer Polo dans un monde où l'ombre des loups-garous et des vampires plane sur la disparition de Christian.
En bref, un très bon moment de lecture dont on regrette qu'il soit si court.

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 12:06


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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 00:21
Le 34e Salon de la bande dessinée a débuté jeudi à Angoulême et se termine ce soir. Le Niortais Ludovic Boyer est passionné par la BD. Avec d'autres, il a créé cet été l'association Niort en bulles.

Ludovic Boyer : «Un festival
de Ia bande dessinée en juin à Niort»

Aujourd'hui, le Niortais Ludovic Boyer est à Angoulême. Président de Niort en bulles, il travaille à l'organisation d'un festival en juin dans le chef-lieu deux-sévrien.

Le Niortais Ludovic Boyer, 43 ans, professeur d'histoire-géographie au collège Jean-Zay de Niort, préside l'association Niort en bulles, forte de 123 adhérents, depuis cet été. Il évoque sa passion.

• Comment êtes-vous venu à la bande dessinée?
"J'ai un rapport ancien à la bande des~iriée qui date du temps où j'effectuais mes études d'histoire-géographie. J'avais 18-20 ans et, alors que j'étais plutôt lecteur de romans, d'essais ou de biographies, j'ai découvert tout l'intérêt de la bande dessinée par le biais de l'apprentissage de récits historiques. C'est une chose que je. n'avais pas mesuré quand j'étais enfant ou adolescent .“

• Qu'est-ce qui vous a fasciné dans cette approche de la bande dessinée ?
"L'idée qu'on peut retranscrire une période historique avec des images autant qu'avec des mots. Il y a quand même une différence entre décrire une ville du Moyen Âge avec des mots et la voir sous ses yeux. Je me souviens d'une bande dessinée, maintenant ancienne, intitulée "Les Griffes du Marais" où l'on découvrait Niort. C'est aussi un moyen de voir les petites erreurs commises par le dessinateur ou le scénariste, un peu comme les anachronismes relevés dans tel ou tel film. J'ai aussi plongé mon nez dans les collections historiques de chez Glenat, dans "Les Chemins de Malfosse" ou "Les Tours de Bois Maury". Ce n'est qu'après que je me suis tourné vers la bande dessinée historique plus traditionnelle comme la série des Alix, Astérix ou Tintin. Progressivement, je suis devenu consommateur de bandes dessinées, puis collectionneur '.

• Combien d'albums possédezvous?
"J'en ai environ 4 000. Aujourd'hui, il devient de plus en plus difficile de se retrouver dans la profusion de titres qui sortent chaque année. Il y a eu une inflation incroyable. En 2007, on en est à 4000 sorties l'équivalent de ma collection - p'ar an. Il est impossible de tout lire. D'où la nécessité de sélectionner. Pour être un bon lecteur de BD dans l'époque contem'poraine, il faut trier, c'est-à-dire la presse spécialisée, fréquenter qn maximum de forums, avoir un bon libraire et un cercle d'amis passionnés qui vous font partager leurs coups de cœurs Niort en bulles est aussi née de cela ".

• De quand date la création de l'associatlon ?
"Elle est toute jeune. Pierre Chiron, Thibault et Guillaume Duhamel et moi même l'avons créée à l'été 2006. Son objet est de promouvoir la bande dessinée dans le Pays niortais. Aujourd'hui, elle compte 123 membres, de 16 à 60 ans, venus de tous horizons professionnels".

• Comment fonctlonne-t-elle ?
"Niort en bulles fonctionne sur le modèle des cafés philosophiques ou géographiques nous nous réunissons une fois par mois dans un caféet nous parlons des albums que nous avons lus dans les quatre semaines qui ont précédé. Dè plus en plus, nous établissons une présélection de quatre-cinq titres et, à la fin de la discussion, nous élisons l'album du mois que nous faisons connaître par le biais d'affiches à l'Hyd'ragon ou de proclamations sur notre blog".

• Quels sonf vos projets pour Niort en bulles?
"Nous travaillons ardemment sur la création d'un Festival niortais de bandes dessinées qui s'appellerait "Le Festival à deux bulles". Le dossier est déjà bien avancé puisque nous n'attendons plus que l'accord des collectivités partenaires  pour le rendre public. Il aurait lieu en juin et son président d'honneur en serait le Chizéen Guillaume Bouzard, bien connu dans le milieu pour son "The Autobiography of me too" ou "Plage Man".


• Que vous Inspire le Festival d'Angoulême ?
"Je n'y vais pas tous les ans, mais presque. Il faut vraiment. des circonstances exceptionnelles pour que je ne fasse pas le déplacement. Souvent, j'y vais le dimanche pour des raisons pratiques mais, de toute façon, il y a toujours du monde partout et tout le temps. J'assimile le Festival d'Angoulême à une super-production avec beaucoup d'événements, de strass et de paillettes. Le contact avec les auteurs n'y est pas toujours chaleureux, tant la pression des éditeurs y est forte".

• Avez-vous des super-héros?
"Non, je ne suis pas très comics américains. Mes références sont plutôt chez des héros du quotidien tels que les dépeignent un Manu Larcenet ou même un Lewis Trondheim, le président du jury d'Angoulême de cette année. Dans la production contemporaine de bande dessinée, si je devais retenir un personnage, ce serait Corto Maltese, qui a été déterminant pour moi. Le traitement du désert par Hugo Pratt m'a toujours beaucoup fasciné ".


Photos et propos recueillis par Laurent REGNIER
Courrier de l'Ouest - 28/01/2007


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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 17:23

Voici la selection Neb de fevrier qui vous est proposé par Pierre et Fabien:

 

 

 

 

 

 

 

Fleur : Tomes 1, 2 et 3 de Kun-woong Park, ed. Casterman

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Death note, tome 1 de Ohba Tsugumi et Obata Takeshi, ed; Kana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Top Ten : The Forty-Niners de Moore Alan et Ha Gene, ed. Panini Comics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tête Noire, tome2 :Bouhouhou ! de Tanquerelle, ed. Capsule Cosmique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Big Foot, tome1  : Magic child de Dumontheuil Nicolas, ed. Futuropolis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RAJ, tome 1 : Les disparus de la ville dorée de Wilbur et Conrad Didier, ed. dargaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture à toutes et à tous !!!!!!!!!!!

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 01:20
    Encore une fois, la sélection s’est avérée riche et le choix fut difficile. Le palmarès peut paraître décevant aux yeux des participants mais il est représentatif de la diversité et la qualité de l’offre actuelle. De l’aveu même des lecteurs, ce fut l’une des sélections les plus complexes à départager. La curiosité et la sensibilité de chacun ont permis d’arriver au résultat suivant :


Les coups de coeur du mois de Janvier 2007 :


Coup de cœur OR :
    La leçon de choses arrive légèrement en tête. Le ton de cet album décrivant un univers pour enfants et intégrant de nombreuses petites « tranches de vie » ont séduit les lecteurs. La narration permet d’entrer dans la tête d’un enfant et c’est très bien vu. Nous sommes obligés d’adopter ses valeurs, son échelle de temps et sa gestion des priorités. Le début de l’album et l’histoire des parents qui se trompent mise en parallèle avec le documentaire sur les lions sont extrêmement bien vus. L’exploitation de cette idée semble insuffisante, mais il s’agit de la vision d’un enfant et, à ce titre, c’est réaliste. Ce qui est important à un instant donné est vite oublié par un nouveau sujet de préoccupation. Le récit est à la fois amusant et cruel et donc très enfantin. Le graphisme s’associe à la nouvelle vague minimaliste (Trondheim). Le scénario est plein de bonnes idées, de petites fenêtres sur la vie d’un enfant à la fois futiles et très denses... même si ça peut paraître frustrant pour un adulte. Une excellente surprise.


Coup de cœur ARGENT :
    Fun Home est avant tout une œuvre autobiographique. Il s’agit de la restrospection d’une femme qui cherche les origines de son homosexualité. Celle-ci s’oriente principalement dans l’analyse des relations qu’elle a entretenues avec son père, présenté sous le trait d’un personnage antipathique d’homosexuel frustré. Le titre de l’album est original et piègeux. Le récit est très riche mais souvent trop intellectuel. Il y intègre énormément de clins d’œil et d’extraits d’œuvres littéraires majeures. Cela colle à la personnalité de l’héroïne mais peut bloquer les lecteurs les moins avertis. A l’opposé, le dessin est facile d’abord, riche mais c’est surtout la densité du texte qui domine. La recherche de l’héroïne sur sa jeunesse est sincère et n’est ni nombriliste ni voyeuse. En conclusion, il s’agit d’un album pas forcément accessible et qui nécessite la pleine attention du lecteur. La démarche du personnage principal est intéressante et il est certain qu’au delà d’un effet de mode cette œuvre marquera et durera.



Coup de cœur BRONZE :
    Les deux tomes du Bouddha d’Azur de Cosey confirment la maîtrise de l’auteur dans sa connaissance de l’histoire et de la culture tibétaine. L’univers décrit est très riche et parfaitement documenté. Coté dessin, c’est du Cosey, donc pour le lecteur découvrant les spécificités du trait de Cosey, le coté très épuré peut paraître déconcertant. L’histoire, certes classique, conserve sa dose d’originalité, même si le premier tome semble facile. L’abord graphique n’est pas forcément aisé mais cette histoire est fluide et le lecteur se laisser prendre par le mystère du bouddha d’Azur. Les références à la série mère de l’auteur, Jonathan, sont nombreuses. Au final, c’est intelligent et bien ficelé et ça se lit avec un grand plaisir. Bien qu’en troisième position de ce palmarès, le bouddha d’azur est arrivé à égalité avec Fun Home.



    Une fois de plus, le manga de la sélection a souffert au palmarès bien qu’il ait laissé une bonne impression. Tout d’abord, Sorcières se caractérise par un graphisme original pour un manga avec de belles trouvailles graphiques. Le trait de type crayonné est réussi et rappelle les œuvres européennes voire les illustrations des contes pour enfants des années 70. Le fil de l’histoire est bien tenu ; à la fois touchant et émouvant. Cependant, même si la première histoire est empreinte de poésie, la deuxième est malheureusement trop didactique et finit sur un ton grotesque. Au risque de se répéter pour ceux qui ont lu la critique de L’orchestre des doigts, les lecteurs liront assurément le prochain tome de Sorcières… Même si les précédents mangas n’atteignent pas le podium, ils suscitent la curiosité et c’est encourageant.




    Small Gods finit loin derrière. Ce comics sent le manque de moyens. Le graphisme est excessivement assisté par ordinateur, cumulant à la fois les approximations anatomiques et des visages inexpressifs semblables à des masques de porcelaine. Le concept et les pouvoirs des héros sont très bons et à ce titre le scénario a du potentiel... Mais cela tourne vite court avec un manque cruel d’exploitation. A ce titre, la fin est très décevante et facile. La lecture s’assimile à la consommation d’un feuilleton américain d'un vendredi soir en deuxième partie de soirée sur une chaîne de grande écoute. Un bon début avec de bonnes idées mais un album qui ne cesse de décliner au fil de pages… entraînant le désintérêt de son lecteur.

 

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 17:33

Le club de lecture de janvier se tiendra le vendredi 19 janvier au bar le "killim" à partir de 19h00.

Sont sélectionnés les ouvrages suivants :

1/ Le Bouddha d'Azur (t. 2) , Cosey, Dupuis.
2/ Fun Home , Bechdel, Denoël.
3/ Leçon de choses , Mardon, Dupuis.
4/ Sorcières (t. 1) , Igarashi, Sakka.
5/ Small Gods (t. 1) , Ferreyra & Rand, Delcourt.

Venez nombreux(ses)......

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 08:53

    Monsieur Mardi Gras Descendres             Scénario et dessin eric LIBERGE

Série complète:

1 BIENVENUE! (1999 prix René Goscinny du meilleur scénario).

2 LE TELESCOPE DE CHARON (2000).

3 LE PAYS DES LARMES (2004).

4 LE VACCIN DE RESURRECTION (2005).

+livret avec carnets de croquis(aquarelles et encres de chines)et commentaires pour la version intégrale.

Victor Tourterelle mort aprés avoir chuté sur une petite voiture que son fils avait laissé trainé se retrouve sous la forme d'un squelette dans  un lieu désolé qui ne ressemble même pas à l'enfer (point de démons ni de flammes):LE PURGATOIRE.

Une secte de squelettes dissidente au régime qui est en place dans ce monde, l'enlevera et lui volera son âme afin d'utiliser ses compétences de mortel, à savoir la cartographie, afin d'établir une carte du lieu.

Dans ce monde trés particulier notre "héros" se verra attibuer le nom de Monsieur Mardi Gras Descendres car il est mort entre mardi gras et mercredi des cendres.

Je ne me serais jamais arrêté sur cette BD, ayant un a-préiori sur les squelettes, et j'ai découvert des dessins sublimes (le dessin est trés détaillé et dense et les teintes sombres restituent bien l'ambiance) et des dialogues drôles et trés bien ciselés.

Je vous invite pour les non initiés à découvrir cette BD qui nous pose la question suivante: Est ce le purgatoire qui nous est montré ou le vrai purgatoire n'est il pas en réalité sur notre bonne vieille terre???

                                                                      

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 08:10

 

SONGES: T1 CORALINE éd: LES HUMANOIDES ASSOCIES

 

 Scénario FILIPPI ; dessin DODSON.

Mon coup de coeur de cette fin d'année 2006!

 

 

Coraline sorte de gouvernante et préceptrice arrive pour administrer un domaine dont le maître est un jeune enfant qui crée des machines futuristes.

Le soir aprés avoir absorbé un breuvage elle se retrouve " de l'autre côté du miroir".

A mi chemin entre une aventure de Jules Vernes et Alice au Pays des Merveilles, le tout saupoudré d'un peu d'érotisme( l'héroine a une plastique parfaite).

Filippi et Dodson pose les bases d'une histoire trés dense.

La couverture magnifique me rappelle une affiche du moulin rouge du siècle dernier et le dessin est trés fluide.

J'attends avec impatience le prochain tome pour voir quelles directions vont prendre les auteurs!!!!

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 23:10
    Ce ne sont pas des nouveautés mais des albums du 2ème semestre 2006.

    Bonne lecture.




 Le Bouddha d'Azur
(t. 2), Cosey, Dupuis.








 Fun Home
, Bechdel, Denoël.







 Leçon de choses, Mardon, Dupuis.







Sorcières (t. 1), Igarashi, Sakka.









 Small Gods (t. 1), Ferreyra & Rand, Delcourt.




    Pour la réunion du prochain club de lecture ce sera un vendredi de janvier. La date, le lieu et l'horaire restent à confirmer.
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 21:55
Le père Noël est arrivé prématurément avec dans sa hotte une sélection de haute volée et une bière appropriée à cet esprit de fête. L’un n’allant pas sans l’autre puisque cette dernière a épanché la soif des lecteurs au gosier desséché par des discussions enflammées.


Les coups de coeur du mois de Décembre 2006 :


Coup de cœur OR :

La version intégrale de Black Hole arrive en tête avec une confortable avance. Charles Burns distille au fil des pages un malaise croissant. Il dresse une vision noire de l’adolescence avec son lot d’images et d’interprétations, de violence, de déchéance et d’amour. Le rythme et la construction de l’album rendent la lecture aisée… trop certainement, puisque le lecteur subit alors cette ambiance implacable voire poisseuse. Le graphisme et la mise en page ne sont pas en reste et confortent l’atmosphère glauque. Au final, il reste une sensation pesante dont on du mal à se défaire. Il est difficile de dire si on a aimé l’album ou non. Mais ce dont il est certain, c’est qu’il est marquant et même obsédant… peu de lecteurs en sont sortis indemnes.



Coup de cœur ARGENT :

Ce deuxième tome de Muchacho démontre encore une fois, si besoin était, tout le talent d’Emmanuel Lepage. Graphiquement, c’est une véritable régal pour les yeux. Qu’il s’agisse du trait ou des couleurs directes, tout est beau à l’image de son héros Gabriel de la Serna. Le scénario est rythmé, vivant, sensible et bien écrit, même si les membres du club lecture lui ont souvent préféré le premier opus. Pourquoi alors seulement une deuxième place ? Peut-être parce que Gabriel, jeune éphèbe imberbe (pléonasme) au visage d’ange, bien qu’attachant, est parfois énervant de naïveté. Nous avons également noté une conclusion (dans le foin) un peu démonstrative voire pénible. Il n’en reste pas moins un incontournable de la bande dessinée de cette année.



Coup de cœur BRONZE :

S. ou l’album de la polémique. L’auteur italien Gipi est certainement la révélation de l’an dernier car son entrée dans le petit monde de la bande dessinée francophone fut aussi rafraîchissante que fracassante. Cet album s’inscrit dans un parcours d’auteur avec une œuvre au ton profondément autobiographique. La mise en place est complexe et la construction s’embourbe parfois dans des problèmes personnels abscons. La lecture se mérite. Il s’agit plus d’un roman illustré que d’une bande dessinée. Et là fut tout le débat. Pour certains le dessin n’apporte rien ; pour d’autres, à l’inverse, la beauté du graphisme fait oublier la narration alambiquée. Une chose est sûre, cette troisième place ne satisfait personne. Les fans de Gipi attendaient mieux… les autres sont restés à la porte.



Une maigre quatrième place pas forcément mérité pour L’Orchestre des Doigts qui pouvait prétendre à mieux. Ce manga très scolaire n’en demeure pas moins fort sympathique. Malgré un dessin assez grossier, le lecteur est rapidement captivé part une lecture fluide et un propos très bien documenté. C’est sincère, gentil, didactique et ça se lit tout seul avec une pointe de mélodrame. Le thème est original, à savoir un musicien qui doit faire découvrir la musique à des enfants sourds. Mais justement, le résultat n’est pas à la hauteur des attentes. Dans ce premier tome, il n’est pratiquement jamais question de musique. C’est bien pourquoi de nombreux membres du club liront assurément le deuxième tomes ne serait-ce que pour en savoir plus. De là à en conclure que cet album a atteint son but…



Avant d’être un album de bande dessinée, Le Fluink est surtout un exercice de style voire un concept. Il s’agit d’une écriture sous contrainte dans la lignée des travaux de l’oubapo. Certes, le principe est très original mais la lecture mérite un certain effort. Même s’il est indéniable que le sujet est intéressant voire amusant, la lecture sportive est rapidement fatigante au même titre que le dessin est petit et les bulles pas toujours lisibles. Au final, il n’y pas assez de fond pour faire oublier les contraintes que la forme impose au lecteur. Bien essayé mais pas forcément réussi.


Alors là, il n’y pas eu de débat, juste un exutoire. La décence nous préservera d’écrire certains des qualificatifs usités pour décrire cet album. La déception est d’autant plus grande qu’il s’agissait de deux auteurs talentueux du monde de la bulle qui ont précédemment démontré leurs talents dans des séries comme Sillage ou HK qui s’attaquaient à un mythe du comics à savoir Wolverine. Le résultat est faible. Le scénario est creux et inintéressant voire facile. Le graphisme est vide de décors et accumule les approximations anatomiques. Quand on connaît le talents des auteurs en question… ça sent le travail bâclé et le tiroir caisse. Il n’y a rien de pire qu’un album mauvais dont on attendait beaucoup.
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