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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 13:41


1950, la guerre est finie depuis cinq ans. De Brest il ne subsiste plus rien. Des bombardements massifs et des combats acharnés de presque un mois ont anéanti la ville, son port, son arsenal. Brest est un désert. Il faut tout reconstruire.

1950, Brest est un immense chantier. De la ville fortifiée, aux ruelles étroites, une nouvelle ville va surgir, orthogonale, rectiligne, ordonnée, moderne, ce sera Brest-la-Blanche, qui deviendra très vite, Brest-la-grise. Des milliers d'ouvriers travaillent sur les chantiers.

1950, c'est la grève. Les chantiers sont immobilisés, les ouvriers de l'Arsenal rejoignent le mouvement. De violents affrontements surviennent lors des manifestations.Le 17 avril, le drame se produit. La police tire sur la foule, blessant plus de vingt personnes et tuant un homme. Édouard Mazé.


Le lendemain, appelé par la CGT pour tourner un film sur le mouvement, René Vautier débarque clandestinement à Brest (il est alors recherché par la police suite à un premier film documentaire, Afrique 50, témoignage sans concessions du système colonial français d'après guerre). René arrive dans une ville en état de siège. Le lendemain, ont lieu les obsèques d'Édouard Mazé. Une foule immense, un peuple entier accompagnera son cercueil.

Une nouvelle sortie chez Futuropolis, avec Davodeau au dessin... forcément cela attire l'attention.

J'ai bien aimé cet album pour son coté historique et journalistique. Il y a un très gros travail documentaire et le dossier en fin d'ouvrage est remarquable. De même, j'apprécie toujours autant le dessin de Davodeau.

Par contre cela ne m'a peu touché... même si c'est clairement l'objectif de l'album ou du moins dans sa construction. A un moment donné, c'est même un peu excessif dans la démonstration avec un jeu de répétition et de mise en page.

"Chute de Vélo" ou "Mauvaises Gens" m'avaient sans doute plus touché parce que la trame se déroule chez moi et  j'en connais l'environnement social, culturel et même géographique. De ce fait, pour "Un Hommes est Mort", j'ai du mal à resituer l'histoire dans son contexte, où alors je n'en ai pas la même vision. Soit c'est trop militant soit pas assez... c'est à la fois trop manichéen et pas assez passionné.

Ceci dit, cela reste un très bel album et un travail de mémoire exemplaire... et à lire absolument.

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 12:54

Au 5ème siècle, les promontoires rocheux d’Armorique servent de décors au déclin de l’influence des druides sur les populations au profit de leur christianisation. Alors que des moines ont été sauvagement assassinés et que tout accuse les druides, l’église fait appel à l’un des derniers représentants de la religion celte, Gwenc’hlan, pour mener l’enquête. Il est accompagné de son jeune assistant Taran, pour participer à la recherche des coupables et tenter de disculper son ordre.

S'amorce une enquête où le sort de leur civilisation celtique risque de se jouer. Les besoins de l’investigation les conduisent jusqu’à la somptueuse ville d’Is sur laquelle règne la belle et rebelle Dahud. C’est en ce lieu que les arcanes d’un vaste complot vont se dénouer.

La lecture du premier tome de cette série "Le Mystère des Oghams" est véritablement plaisante. De plus, le graphisme de Jacques Lamontagne est certes très classique mais réussi. Je reprocherais juste aux couleurs d'être parfois assez froides.





Fidèle à son habitude, Jean-Luc Istin exploite au mieux la richesse de la culture celtique pour construire son histoire. Le scénario rappelle incontestablement le Nom de la Rose ou le Troisième Testament. L'histoire avance bien sur un rythme constant et bien sur une petite pointe de surprise sur la fin. L'environnement celte apporte le petit plus à cet album.

Au final, un album avec un bon graphisme et une bonne histoire mais qui manque de rythme et au scénario peu être un peu trop classique. Bref c'est un peu trop formaté à mon goût et même si ça permet de passer un bon moment, cet album aura du mal à se distinguer de la production actuelle.





Concernant la lecture de ce deuxième tome, j'avoue avoir également passé un bon moment de divertissement. Le trait est toujours aussi soigné et les couleurs sont à mon sens plus réussies car un peu plus chaleureuses… grâce à la présence de la belle Dahud et la magnifique citée d'Is.

Le scénario prend toujours son temps et laisse entrevoir de nouvelles perspectives plus complexes au niveau de l'enquête. Pour moi le véritable changement tient au fait que l'histoire se détache de plus en plus du Nom de la Rose et de son coté cartésien pour prendre une dimension plus mystique. Sans trop en dévoiler, certains passages m'ont agréablement rappelé Complaintes des Landes Perdues.

Comme le tome précédent, le rythme s'accélère à la fin de l'album et réussit à maintenir le lecteur en haleine. Les personnages gagnent également en charisme.

Pour le moment, Les Druides, sans être une série novatrice, tient toutes ses promesses et a habilement passé l'épreuve pas toujours aisée du deuxième tome. J'espère que les auteurs vont continuer sur cette lancée.

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 17:35

La «Perdida» est une jeune américano-mexicaine, mal dans sa peau, qui cherche a effectué un retour à des racines hispaniques que jusqu’à alors elle a nié jusqu’à négligé de parler sa seconde langue maternelle. Sans but précis elle débarque à Mexico, squatte chez un vague petit ami, bien décidé à rompre avec ses origines yankees et à se construire une toute nouvelle identité mexicaine.

Ce roman graphique au long court à la Graig Thomson nous raconte l’impossibilité d’une quête d’identité ; la Perdida vit un « melting pot » à l’envers. Vite rejetée par ses compatriotes « expat’ »  elle n’est pour autant pas perçue par ses rencontres mexicaines comme une hispanique pur jus. A tant vouloir plaire elle multiplie les erreurs, accumule les rencontres douteuses et ne voit pas ce qui saute aux yeux du lecteur.

Sa quête est vouée à l’échec, elle se termine d’ailleurs dramatiquement quand, enfin, elle découvre n’être pour ses « amis » mexicains qu’une porte d’accès commode vers l’eldorado étasunien.

Un ouvrage de qualité aisément transposable sur d’autres continents. Les mésaventures de la Perdida au Mexique pourraient être celles d’un européen en Afrique : « Mais pourquoi donc ne nous aiment-ils pas, nous qui les aimons si fort ? » se demande la Perdida, tranquillement assise sur le confortable cousin de dollar familiale.

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 14:07
1 - Ludo (Agecanonix), notre président !
2 -
3 - Pierre (Pouffy), Christophe (Alcide), Dom (Dranmit),
4 - Nicolas GUENET (dessinateur et coloriste de YIU), Anne, Gil, Dom, Christophe et Pierre
5 -
6 - Guillaume (Doods) et Thibaut (Thib')
7 - Jean-Luc et Nicolas GUENET
8 -
9 -
10 - Gil (mr_d)
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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 14:17

Le prochain Club de lecture se déroulera le vendredi 20 octobre 2006 à partir de 21h00 au bar de l'Entr'act (bar du CAC).

Les nominés pour la session sont :

  1. Aya de Youpougon t.2 , de Abouet et Oubrerie
  2. The Goon t.3 , de Eric Powel 
  3. L'envolée sauvage t.1, de Galandon et Monin
  4. Gon t.1, de Tanaka
  5. Le long voyage de Lena , de Juillard et Christin 

Venez nombreuses et nombreux pour un débat enflammé et pour élire nos coups de coeur du mois!!!!!!

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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 00:15
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 11:44

    Usagi Yojimbo raconte les aventures de Miyamoto Yojimbo un samouraï devenu un rônin à la suite de la mort violente de son maître. Il est une sorte de mercenaire errant et louant ses services et ses talents à des rencontres de passage.

Le cadre est celui du désormais bien connu Japon féodal et de son célèbre code d’honneur des samouraïs, le bushido, qui semble régler la plupart des aspects de la vie de Miyamoto Yojimbo. Rien de bien surprenant donc dans les petites histoires qui composent chacun des huit volumes de la série : la relation entre le maître (bourru, sévère mais juste) et son élève, la vengeance inassouvie et celle enfin assouvie, l’honneur perdu et reconquit etc.… Du vu et du revu, à première vue. Stan Sakaï, l’auteur, surprend davantage par son univers animalier et par le ton décalé que celui-ci lui permet. Car le samouraï, l’expert au maniement du sabre est un lapin…. Blanc. Ses adversaires sont des ninjas loups, des rônins rhinocéros ou des bandits renards, et au détour de quelques histoires, des tortues ninjas, il fallait l’oser. De drôle de bestioles, ressemblant vaguement à des sortes de diplodocus/canins miniatures et appelées des « tokages » peuplent également l’univers de Yojimbo.

 

    Usagi est à mettre entre toutes les mains et il s’adresse d’abord à un public familial. Le code du Bushido que respecte ce lapin là est un code de bonne conduite et de bonne morale. La violence n’y est jamais gratuite, le maître est toujours sincère et la cause servie est toujours la bonne. Le monde animalier de Stan Sakaï n’est certes pas le meilleur des mondes et l’on y croisera avidité ou lâcheté, mais les choix du lapin samouraï sont toujours dictés par une saine ligne de conduite. C’est un album que l’on mettre sans risque entre les mains d’un plus jeune. Le modèle est bon, très éloigné de l’ultra-violence de certains mangas.
    Publié aux éditions paquet à un tarif défiant toutes concurrences, 3,95 euros, Usagi Yojimbo n’est certes pas une œuvre révolutionnaire mais, au vu de son prix, le compte est bon.

    Une dernière surprise cependant : un petit format souple, un prix dérisoire, un auteur japonais un samouraï. Usagi Yojimbo est en fait un faux ami. D’abord publié aux Etats-Unis par un auteur vivant à Hawaï, Usagi Yojimbo est donc à classer dans la catégorie comics.

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 11:27

Elle est belle, elle est fraîche, tout juste sortie des bacs, la sélection du mois d'octobre proposée par Freddy, Pierre et Thibaut.

1/ Le long voyage de Léna, de Juillard et Christin, ed. Dargaud

2/ Aya de Youpongo, t.2, de Oubrerie et Abouet, ed. Gallimard

3/ L'envolée sauvage,,t.1, de Monin et Galandon, ed. Bamboo

4/ The Goon, t.3, de Powell, ed. Delcourt

5/ Gon (réédition), t.1, de Tanaka, ed. Casterman

Les cinq albums sont disponibles en prèt à la librairie l'Hydragon. Tout adhérent peut les emprunter pour une courte période et venir en discuter à notre prochain club de lecture.

Bonne lecture à tous!!

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 10:22

La série W.E.S.T que nous propose Dargaud, fonctionne en diptyques. La sortie de ce troisième tome, baptisé El Santero, est donc l'occasion de découvrir une nouvelle aventure de la Weird Enforcement Special Team.

La première histoire se déroulait aux Etats-Unis en 1901, et c'est à Cuba que nous retrouvons les membres du W.E.S.T un an plus tard. Ils sont à nouveau missionnés par le président des Etats-Unis, qui est actuellement chahuté au sénat sur l'enlisement de la situation à Cuba. Sensés libérer les cubains du joug espagnol, les américains peinent à organiser des élections démocratiques. Après quatre ans de présence, les Etats-Unis se posent désormais la question d'une annexion de l'île, mais c'est sans compter les tentatives de soulèvement du peuple cubain. La situation est d'autant plus explosive que la foule est galvanisée par le mystérieux Islero, sorcier pratiquant la « santeria », et visant directement les intérêts des USA. Les soldats et les riches exploitants, donnés pour morts, se retrouvant à errer dans les rues terrorisant les « Yankis ». Cet Islero est bien évidemment la nouvelle cible du W.E.S.T.

Au scénario, nous retrouvons un Xavier Dorison qui maîtrise magistralement son sujet. Si lors de ses précédentes séries (et notamment le Troisième Testament) les lecteurs avaient pu être déstabilisés, voire agacés, par ses hésitations entre thèses scientifiques et mysticisme aujourd'hui il n'en est rien. L'intérêt du scénario limité à deux tomes de 54 planches, le contraint à l'efficacité et au pragmatisme. Il a désormais trouvé le parfait équilibre entre l'aventure policière et l'enquête scientifique saupoudrés de fantastique. De plus, l'histoire est ici plongée dans un cadre politico-historique qui en fait un album particulièrement dense et passionnant à lire. Le parallèle avec l'actualité ajoute une touche supplémentaire. Il est appréciable que Xavier Dorison prenne soin de nous épargner les clichés sur le vaudou et de maintenir le rythme et la tension du lecteur en l'agrémentant de fausses pistes. Seuls certains dialogues sont un peu frustrant pour le lecteur ne parlant pas l'espagnol. En ce qui concerne la mise en page, la dernière planche est un monument d'efficacité... celle qui à la fois vous torture les méninges et vous fait dire... encore...

Christian Rossi maîtrise également parfaitement le dessin et le ton de la série. Le trait est clair, classique, efficace. Le lecteur n'est jamais pris en défaut ou perdu suite à une approximation. Et c'est avec ravissement qu'il retrouve Morton Chapel, dont le faciès et l'attitude sont un subtile mélange de Clint Eastwood et de Jack Palance, et sa bande de mauvais garçons. Les couleurs, en phase de recherche lors du premier cycle, sont certes plus conventionnelles mais sonnent juste.

Scénario dense et solide, dessin clair et maîtrisé... non ce qui caractérise ce troisième tome c'est sa mise en page terriblement efficace. Le rythme est donné et le lecteur ne referme l'album qu'une fois la dernière planche dévorée avec avidité et le regret de n'en connaître plus.

Ce troisième album est incontestablement meilleur que le premier tome du cycle précédent, car il s'affranchit de sa lourdeur de mise en place. Donc le scénario se concentre immédiatement sur un récit particulièrement dense et une mise en page rythmée.

Oui c'est peu innovant, c'est même classique dans le paysage de la production actuelle. Mais c'est efficace, terriblement efficace, alors pourquoi bouder son plaisir.
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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 12:20

 ASSEMBLEE GENERALE DE 

 

  « NIORT EN BULLES » 

 

LE 13 OCTOBRE 2006 

 19H00  

 

HOTEL DE LA VIE ASSOCIATIVE  

 

(Clou Bouchet)

Une invitation a été adressé par courrier electronique à chaque membre. La présence du plus grand nombre à l'Assemblée Générale permettra à Neb de compter ses forces et d'envisager les projets de l'année à venir avec ambition et sérennité.

 Pour les néo-niortais, l'Hotel des associations est sur la croix :

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