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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:10

 

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13.11.02
13.11.03
 

13.11.04


13.11.05 

Le dahlia noir
de Hyman & Matz
Casterman

Come Prima
d'Alfred
Delcourt

Le chien qui louche

de Davodeau
Futuropolis

Ex Machina
Harris & Vaughan

Urban Comics

Annie Sullivan & Hellen Keller

de Lambert
Coédition Ca et Là & Cambourakis




















Tous les albums sont gracieusement prêtés
à tous les membres de l'association par la librairie l'Hydragon
Venez débattre avec nous de la sélection le Vendredi 13 Décembre 2013 à 19h, à L'Entr'Acte.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:19
Coup d'Coeur Or

13.10.01

MAUVAIS GENRE -  CHLOE CRUCHAUDET

Résumé de l'album : Pour échapper à la condamnation qui le menace après avoir été jugé déserteur lors de la Grande Guerre, Paul Grappe, marié à Louise Landy, se travestit en femme et devient Suzanne Landgard. Pendant dix ans, il pousse la dissimulation et le changement d'identité au-delà des genres, prenant plaisir à la bisexualité, l'échangisme ou au proxénétisme occasionnel. Et Louise qui suit. Fidèle... Chloé Cruchaudet  dresse le portrait d’un homme perdu, aux émotions à vif, comme tordu et tronqué par les horreurs vues sur le champ de bataille, comme englouti par les démons qui l’habitent et happé par l’univers singulier qui s’ouvre à lui, une fois métamorphosé en Suzy. La relation entre ce-dernier et Louise, son épouse, est développée sans fard, laissant transparaître le tourbillon des sentiments qui les étreint, dans lequel la pitié et la haine ne sont pas absentes, nichant, au contraire, au sein même de l’élan amoureux et de la tendresse transformée progressivement en violence.
L’histoire est joliment portée par un trait délié, fin et expressif, tandis que le découpage s’affranchit des limites des cases pour livrer des vignettes aux contours flous, à l’instar des vieilles photographies de l’époque. La technique au lavis, que ne rehausse par moments qu’une touche significative d’écarlate, renforce le côté ancien, tout en s’accordant très bien au milieu décrit, celui des prolétaires parisiens et des faubourgs de la capitale.
Ce que nos adhérents ont particulièrement aimé :
C'est d'abord une histoire d'amour. On est séduit par ce lien fort qui unit les deux époux. Comment leur relation va t-elle évoluer ? C'est un des fils rouges de l'histoire avec celui du suspens si Paul va échapper au peloton d'exécution. La fidélité et la résignation de Louise devant la fuite et la déchéance de son mari a pu déranger, interpeller ou susciter l'admiration parmi  les lecteurs et lectrices.
Le traumatisme de Paul est particulièrement bien rendu, avec des dessins forts sur ses hallucinations et les cauchemars qui le rattrapent. L'utilisation du rouge nous transporte dans les angoisses et l'horreur du vécu de Paul. Ainsi l'auteur a su rapidement  transmettre la réalité de la guerre qui est à la base du récit.
La période est aussi très bien décrite. La conditions des femmes, le travail à l'arrière du front, les classes sociales, le libertinage caché ….
Le choix de ne pas délimiter les cases , contours flous a fait aussi l'unanimité chez les lecteurs.
Le libertinage n'est pas abordée de façon glauque. Bien que très présent dans l'ouvrage, le sexe n'occulte pas la relation entre les personnages et le processus de transformation de Paul et sa descente aux enfers.
Enfin le scénario, même s' il s'inspire d'une histoire vrai, l'auteur a particulièrement réussi sa fin en recadrant l'histoire de son personnage dans celle de milliers d'hommes de cette époque, les gueules cassées au sens propre et au sens figuré.
Coup d'Coeur 
Argent
13.10.03

PACO LES MAINS ROUGES - VEHLMANN & SAGOT

La Guyane, le bagne : un temps révolu aujourd'hui mais une réalité cruelle pour des centaines de prisonniers condamnés à cet isolement lointain. Paco nous narre son histoire et celle de cet univers carcéral au fil du premier tome de ce diptyque. La dureté des conditions, la si courte espérance de vie d'un bagnard, la hiérarchie carcérale et aussi les sentiments qui peuvent naître entre prisonniers dans cet univers sans femmes.
Le postulat narratif, sous la forme du journal autobiographique de cet instituteur condamné au bagne, quoique déroutant au départ pour une BD (les dialogues entre personnages sont quasi inexistants), accroche assez bien le lecteur. Cet univers et certaines scènes qu'on imagine très dur par la description qui en est faite sont traités avec réserve et presque douceur tant dans le dessin que dans la couleur.
Cet ouvrage a été plébiscité par le club. De sérieuses réserves ont cependant été exprimées sur le procédé éditorial de plus en plus courant consistant à scinder en 2 tomes un récit qui aurait pu avantageusement être traité en un seul : le récit se trouve coupé de manière assez arbitraire et le cahier graphique en fin d'ouvrage n'a pas grand intérêt sinon celui de gonfler artificiellement le nombre de pages.
Ce que les membres du club ont aimé :
* l'histoire instructive et bien conduite,
* le procédé narratif bien adapté au récit,
* le dessin et la couleur, tout en réserve.
Ce que les membres du club ont moins aimé :
* le découpage en 2 tomes,
* pour quelques uns, une certaine invraisemblance dans l'histoire d'amour qui se développe entre Paco et son protecteur aux vues de l'hétérosexualité des protagonistes.

Coup d'Coeur Bronze

13.10.04 

GUNG HO - VON KUMMANT & VON ECKARTSBERG 

Dans un futur proche, la «plaie blanche» à presque complètement décimé l’humanité, et la civilisation n’est plus qu’un doux souvenir. L’homme a ainsi troqué sa place au sommet de la chaîne alimentaire contre le rôle, moins vaillant, de proie.
Sa survie ne tient qu’aux murs érigés autour des villes et village restants.
On suit ici l’arrivé à « Fort Apache » de deux brebis galeuses, Zack et Archer Goodwoody, ados rebelles et tire au flanc. Zack veut se donner une chance de s’intégrer à la colonie, quant à Archer, sa nature ne semble pas le déranger le moins du monde. Leur vie ainsi que celle de la colonie risque de changer bien vite face à la menace des prédateurs qui rôdent et des choix à faire qui viennent avec.
Le scénariste, Benjamin Von Eckartsberg et le dessinateur, Thomas Von Kummant nous livre ici un titre post-apocalyptique qui partage les avis.
Les personnages, stéréotype du genre, sont bien trop clichés pour les uns alors que les autres sont d’accord pour se dire qu’il ne faut pas en demander plus pour un divertissement.
(Les  ados paraissent sortie d’un film de Gus Van Sant,  les méchants de la série ne le sont pas assez…)
Si les avis divergent sur le fond, le dessin, traité sur ordinateur, recueille une majorité d’opinion favorable.
Pour résumé, face à la concurrence des récits Post-‘zombie’-apocalyptique, Gung-Ho arrive à tirer son épingle du jeu en appliquant un style plus européen au genre pour en faire un récit moins gore et peut être mainstream mais néanmoins plaisant lire.

  13.10.02

EVE SUR LA BALANCOIRE - NATHALIE FERLUT

Evelyn (alias Eve) Nesbit (1884-1967) arrive à New York de Pittsburgh (en Pennsylvanie) à l’âge de 16 ans avec sa mère et son frère (son père est décédé). Consciente de sa grande beauté sa mère décide d’exploiter ses charmes et la fait poser tout d’abord pour des peintres (modèle de James Caroll Beckwith) puis pour des photographes et publicitaires (beaucoup plus rentable) de la Belle Epoque. Elle devient ainsi « the true American Eve » (la vraie Eve américaine) vantant dentifrices, parfums, poudres, cigarettes, corsets…son visage est partout ! Seulement, peu à peu, ses tenues deviennent plus légères, ses poses plus suggestives…attisant le regard des hommes dont celui de Standfort White (célèbre architecte), que sa mère encourage à fréquenter alors qu’il est pourtant un croqueur de jeunes filles notoire... Elle devient pour un temps sa maîtresse attitrée et bascule dans le monde des poules de luxes. Elle vivra une histoire d’amour avec John Barrymore qui la demandera même en mariage mais c’est Harry Thaw qu’elle finira par épouser. Ce récit revient sur les 6 années de vie à New York d’Eve avec en fil rouge « le procès du siècle », l’assassinat de Standfort White par son mari. Harry Thaw était visiblement très possessif à l'égard de sa femme et obnubilé par les détails de son histoire avec White, qu'il avait baptisé the beast (la bête).
Ce que nous en avons pensé :
Points + :
- les annexes qui donnent du corps au récit via les brèves biographies des personnages principaux, le fait que l’histoire soit basée sur des faits réels avec photos et articles de presse à l’appui
- la narration construite en flashbacks qui revient sur les souvenirs d’Eve et donne ainsi du rythme au récit
- le traitement graphique correspond bien à la période traité
Points - :
- le caractère principal, Eve, personnalité insipide, bien trop naïve et soumise (mais il est je pense nécessaire de replacer les événements dans le contexte des années 1900, la place de la femme dans la société d’alors…) d’où une difficulté certaine à se projeter et a développer de l’empathie à son égard
- autres personnages également très stéréotypés (mère maquerelle et abusive, mari fou et drogué, amant croqueur de femmes)
- certains se sont ennuyés à la lecture de ce biopic et ont trouvés qu’il lui manquait un petit quelque chose


  13.10.05

GIACOMO FOSCARI -MARI YAMAZAKI

Nous sommes en 1993 et suivons un vieil homme qui se promène dans les rues de Tokyo. Il prend le temps d'observer ce qui l'entoure.  Ainsi croise-t-il inlassablement de nouveaux visages et surtout, en retrouve-t-il qui, de fil en aiguille, le replongent dans son passé. Au gré de ces rencontres et petits riens se dresse alors le portrait d'une vie, celle de Giacomo Foscari. Italien de naissance, où il a grandi dans les années 30-40 en pleine guerre et montée du fascisme, il est parti enseigner l'histoire occidentale au Japon dans les années 60.
Même si certains ont apprécié ce premier tome, le trouvant apaisant par ses aspects contemplatif et méditatif, la grande majorité n'a pas été conquise. On se perd un peu dans la lecture de ce curieux récit !
L'articulation entre les différentes époques et les différents pays n'est pas clairement posée, leurs descriptions idéalisées à la limite de la caricature. Même si le dessin est dans l'ensemble de bonne facture, le fait qu'il navigue entre Seinen et Shojo/Shonen (pour certaines cases) est parfois déroutant voir déplaisant.
Au final, la plongée dans la vie de Giacomo Foscari ne semble être pour l'auteure que prétexte une fois de plus (cf. sa première série, Thermae Romae) à parler de mythologie et de cette Italie si chère à son cœur. Le regard qu'elle porte sur cette histoire reste floue. Le tome 2 nous en dira peut-être un peu plus...
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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 14:53

 

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Mauvais Genre
de Chloé Cruchaudet
Delcourt

Eve sur la balançoire
de Nathalie Ferlut
Casterman

Paco les mains rouges

de Vehlmann & Sagot
Dargaud

Gung Ho
Von Kummant & Von Eckartsberg

Paquet

Giacomo Foscari

de Mari Yamazaki
Rue de Sèvres




















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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 14:25
Coup d'Coeur Or

13.09.01

TYLER CROSS -  NURY & BRÛNO

Tyler Cross est un gangster ténébreux perdu dans le Texas profond dans les années 50. Sa route va croiser celle des Pragg dans la petite ville de Black Rock qui leur appartient.
Dans cette histoire sombre de Nury qui transpire le roman noir, le trait de Brüno fait merveille. Les plans sont très cinématographiques et le style correspond parfaitement aux années 50.
Il y a un côté Tarantino dans ce polar maitrisant tous les codes de son genre qui a su remporter l’enthousiasme de tous les membres du club.
Cette bande dessinée qui a été jugée plus punchy que le « Canicule » de Baru et plus scénarisé que « Lorna » de Brüno a ainsi remporté la première place du club avec un score proche du record du club.
Seul bémol à noter: apparemment la lecture de cette œuvre pousse à des questionnements étranges.
En effet, certains des membres du club se sont interrogés sur la meilleure façon pour anonymiser une victime.
L’avis général étant toutefois que le tir de chevrotine dans la bouche semble efficace pour atteindre ce but.
Coup d'Coeur 
Argent
13.09.03

LA COLONNE - DABITCH & DUMONTHEUIL

Cet ouvrage a pu déstabiliser ceux qui aiment voir s’animer l’Histoire autour d’un certain réalisme.
Ainsi  le choix narratif (ayant pour base un pseudo dialogue entre un des tirailleurs de la Colonne et un esprit) a été critiqué. Certains se sont vite perdus dans le récit alors que beaucoup au contraire ont trouvé que ce procédé donnait un équilibre au récit comme une voix off pourrait le faire dans un film.
La caricature, le parti pris de la bouffonnerie et du caustique nous permettent de prendre de la distance pour dépasser le drame et ainsi prendre conscience de cette réalité historique. Ce qui a pu aussi déstabiliser les lecteurs, c’est le coté sympathique , franchouillard (7ième compagnie) des deux héros militaires qui se révèlent dans les faits de vrais salauds … De plus les auteurs mettent aussi en avant la responsabilité des africains dans ces drames.
Cette BD a certainement plu aux amateurs d’Histoire : au-delà de la conquête du Tchad (1898-1899) qui est un épisode peu connu et peu glorieux du colonialisme français, ce récit dans sa forme comme sur le fond nous interpelle sur notre vision du monde, sur le ridicule, le danger de certains préjugés et certitudes établies.
Enfin ceux qui connaissaient les œuvres antérieures de Nicolas Dumontheuil (Le landais volant, Big foot) ont été très surpris (agréablement) par cet ouvrage. Son dessin a beaucoup évolué ici. Dumontheuil confirme son rang de grand de la BD acquis avec "le Landais Volant".

Coup d'Coeur Bronze

13.09.02 

PAWNEE - PRUGNE

Pawnee se veut la suite de Frenchman, épopée qui avait conduit en 1803, Alban & Louis, 2 des protagonistes qu'on retrouvent dans ce one shot, de l'Europe en Amérique au milieu des colons français, de l'armée anglaise et des indiens pawnees. On retrouve, 8 ans plus tard, la sœur d'Alban qui part de l'Europe à leur recherche et on suit les pérégrinations de ces 3 personnages à travers la région des grands lacs.
L'intrigue est assez ténue et ce tome n'apporte pas grand chose par rapport à Frenchman. La lecture en reste plaisante et contentera sûrement les amateurs de Patrick Prugne, toujours fidèle à ses aquarelles, et ceux aimant les beaux paysages et les histoires d'indiens. Pour le reste, plusieurs lecteurs du club ont exprimé leurs réserves vis-à-vis tant du dessin, parfois imprécis dans le traitement de la perspective, que du manque d'originalité, l'album pouvant se résumer à une collection de beaux ex-libris. Cette dernière impression est renforcée par le cahier graphique en fin d'ouvrage.
Ce que les membres du club ont aimé :
* l'ambiance.
Ce que les membres du club ont moins aimé :
* la faiblesse du scénario,
* quelques errances du dessin,
* le cahier graphique pour épaissir un ouvrage sinon assez fin.
Dans le même style :
* Canoé Bay et Frenchman du même auteur,
* Le dernier des Mohicans.

  13.09.05

FRANCIS - RAYNAL & BHOUILHAC

 


  13.09.04

DOGGYBAG - COLLECTIF AUTEURS ANKAMA

Difficile pour une première chronique, de commencer par celui qui est arrivé bon dernier de ce comité de lecture et dont pas grand chose n'en est ressorti (certains d'entre vous ont déjà dû oublier qu'ils l'avaient lu).
« Pas de scénario, BD fouillie, pages de fausses publicités et autres petites histoires trop nombreuses et peu lisibles, papier désagréable, etc. ». Rien pour plaire en somme !
Avec ce titre, le Label 619 cherchait à créer un Pulp, tant sur la forme que sur le fond, rendant hommage aux œuvres de William Gaines (Shock SuspenStories, fev. 52 – dec. 54, 18 numéros, EC Comics / Les contes de la crypte, juin 89 – juil. 96, 7 saisons, 93 épisodes, HBO) et Quentin Tarantino ; dont le collectif d'auteurs s'inspirerait des productions proposées dans les Grindhouses (cinéma de quartier) des années 60 – 70 (d'où les affiches brochées à la fin de chaque album).
C'est totalement raté avec ce tome 4 qui n'a pas grand intérêt mais pour les amateurs du genre, jetez un coup d'oeil aux 3 volumes déjà parus. Vous pourriez être surpris...
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 15:36

 

13.09.01
13.09.02
13.09.03
 

13.09.04


13.09.05 

Tyler Cross
de Nury & Brüno
Dargaud

Pawnee
de Prugne
Daniel Maghen

La colonne

de Dabitch & Dumontheuil
Futuropolis

Doggybags 
Collectif

Ankama

Francis est malade

de Raynal & Bhouihac
Cornelius




















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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 15:56
Coup d'Coeur Or

13.04.05

ABADDON -  SHADMI

Le nom Abaddon provient du mot hébreu אבדון, signifiant « destruction » ou « abîme ». Le nom grec correspondant est Apollyon (le destructeur). Ce nom est aussi utilisé comme nom propre pour désigner l'ange exterminateur de l'abîme dans l'Apocalypse de Saint-Jean. Mais il sert surtout et avant tout à désigner la BD du jour !
Ter, un ancien militaire, cherche une colocation. Il intègre immédiatement un appart, dès la 1ère visite. Mais quel appartement, sans fenêtre, avec des colocs tous bizarres qui ne font rien de leur vie et pour cause … on ne sort pas de cet appartement.
Une tension est palpable, lourde, sexuelle, primale, primitive, captivante. Un jeu de couleur étrange, gris-vert et rose pour ce qui est attirant. Ce tome se suffit à lui-même mais l'auteur annonce toutefois un deuxième et dernier tome. Peut-être aurons-nous la réponse à ce qu'est cet irréel purgatoire ?

Cela nous a fait penser des films :
- Délicatessen
- Cube
à des séries :
- Le prisonnier
- Person unknow
à un réalisateur :
- Cronenberg
L'enfer c'est les autres...

Coup d'Coeur 
Argent
13.04.03

HEAVY METAL - SECHERESSE

S'il y a bien un terme qui symbolise cet ouvrage, c'est "Yault !" à la fois très moderne dans sa sonorité et bien daté dans sa façon de l'orthographier. Car il s'agit bien ici d'une saga historique, celle de La Hire (Étienne de Vignolles), compagnon bourrin d'une Jeanne d'Arc illuminée, revisitée pendant 3 ans par un Top Chef du dessin efficace à la Sfar et de la couleur qui éclabousse. La Hire est vraiment détestable mais attachant, violeur et amoureux, pourfendeur de Godons et poète fleur bleue au code d'honneur impeccable. Il est accompagné par le non moins hallucinant Xaintrailles, dans la même veine du chevalier mononeuronal mais bougrement efficace.
Heavy metal ne s’éloigne pas de l'histoire de la guerre de 100 ans mais garde un côté fun en se permettant quelques clins d’œils contemporains (armure D&G, toison en léopard blanc...). Seule la conclusion du récit diffère a priori.
Le club de lecture a bien apprécié ce livre qui termine second de la sélection.
A noter : Loïc Sécheresse était présent sur le festival à 2 bulles 2013.
Références évoquées : Jeanne d'Arc par Luc Besson, Sfar, Red Bull
Note post club de lecture (extrait de Wikipedia) : Dans les jeux de cartes, La Hire est le valet de cœur.

Coup d'Coeur Bronze

13.04.04 

IRON - VIDAURRI

 

Iron ou la guerre d’après est une histoire d’espionnage dans de somptueux paysages enneigés d’aquarelle de bleu, de gris. L'auteur sur quatre chapitres va nous raconter l’histoire d’un petit groupe d'activistes qui tente de résister à l'oppression, et qui prépare un attentat. Les personnages mis en scène sont animalisés. Ils sont partagés entre fidélité à leurs idéaux et la tentation de l'abandon. C’est également une histoire de famille entre un père héros de résistance et ces deux enfants, ou se pose la question de suivre ou ne pas suivre l’héritage psychologique que nous laisse nos parents.

Malgré un avis mitigé au sein du club de lecture il arrive en deuxième position ex aequo.
Ceux que les membres du club ont aimés :
-    Esthétisme du graphisme
Ceux que les membres du club ont moins aimés :
-    La couverture très fragile
-    Pour certains un peu de difficultés à rester dans l’histoire

  13.04.01

CANICULE - VAUTRIN/BARU

Canicule de Baru chez Casterman. Le jour où il débarque dans une ferme beauceronne, lesté d’une petite fortune, le gangster Jimmy Cobb pense se mettre à l’abri de ses poursuivants. C’est exactement le contraire qui va se produire : confronté à une famille de « ploucs » que taraudent la cupidité et la lubricité, déglinguée par les pulsions et les frustrations en tous genres, le malheureux Jimmy a du souci à se faire...
Certains se souviennent du roman avec les textes lumineux de Jean Vautrin, du film noir remarquable d’Yves Boisset de 1984 (et quels acteurs ! Lee Marvin, Victor Lanoux, Miou-Miou, Jean Carmet, Bernadette Lafont et les dialogues d’Audiard…)  et des précédentes parutions de Baru  ( L'Autoroute du Soleil, de Quéquette Blues ou de Fais péter les basses, Bruno!) ,pour considérer que cet album est un peu tiède et pas à la hauteur  des ambitions.
Peut-être pour ceux qui n’ont pas en tête ni le film ni le roman, le trait de Baru est en totale adéquation avec le scénario. Les personnages ont des gueules. C’est  glauque comme le veut le roman.  Les couleurs rappellent le soleil de plomb. Ils ont aimés
Le résultat, un vote tiède, l’album termine quatrième au pied du podium.


  13.04.02

GRIFFE BLANCHE - LETENDRE/TADUC

Dans un univers fantastique proche de celui du Japon féodal, le jeune Taho nourrit l'espoir de venger la mort de ses parents entre deux chasses au dragon. C'est dans l'une d'elle que lui échoit une mission dont dépend le maintient de l'équilibre entre humains et dragons. Épaulé par la combatante Griffe Blanche, ils devront contrer les plans du vilain de l'histoire pour pouvoir mener leur quête à bien.
C'est peu dire que la griffe n'a pas accroché les lecteurs du club. L'idée de départ, quoique bonne, se révèle assez mal exploitée, rendant cette BD assez maigre. Les personnages sont peu attachants entre le faux héros qu'est Taho et cette Griffe Blanche qui fait bien pâle figure. Si les dessins, les personnages et quelques aspects du scénario se rapprochent de Chinaman, cette autre série de Le Tendre et TaDuc est bien mieux construite. Dans des univers d'héroïc fantasy proches, on préfèrera le classique Lanfeust ou encore La geste de Chevaliers Dragons.
Ce que les membres du club ont aimé :
* le dessin.
Ce que les membres du club ont moins aimé :
* la faiblesse du scénario,
* le manque d'épaisseur des personnages.
Dans le même style :
* Chinaman des mêmes Le Tendre & TaDuc,
* Lanfeust,
* La geste de Chevaliers Dragons.
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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 12:21

 

13.04.01
13.04.02
13.04.03
  13.04.04
13.04.05
 

Canicule
de Vautrin & Baru
Casterman

Griffe Blanche
de Le Tendre & Taduc
Dargaud

Heavy Metal

de Sécheresse
Gallimard

Iron 
de Vidaurri

Cambourakis

Abaddon

de Shadmi
Ici même




















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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:31

 

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L'Entrevue
de Manuele Fior
Futuropolis

Jane, le renard et moi
de Britt & Arsenault
La Pastèque

La voie du sabre

de Mariolle & Ferniani
Glénat

Last Man 
de Balak, Sanlaville & Vives

Casterman

Saga

de Vaughan & Staples
Urban Comics




















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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:10

 

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13.02.04

 



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Les Voleurs de Carthage
de Apollo & Tanquerelle
Dargaud

La vie rêvée du capitaine Salgari
de Bacilieri
Delcourt

Plogoff

de Le Lay & Horellou
Delcourt

Les pieds bandés 
de Li Kunwu

Kana

Geoff Johns présente Superman

de Geoff Johns, Richard Donner...
Urban Comics




















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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 11:55
Coup d'Coeur Or

13.01.01

SILAS COREY -  NURY & ALARY

Avril 1917. La guerre fait rage dans toute la France. À Paris, l'opposition menée par Georges Clemenceau tente de faire tomber le gouvernement Caillaux... Silas Corey, ancien reporter, agent du 2e Bureau, détective et aventurier à plein temps, est engagé par Clemenceau pour retrouver un reporter disparu. Ce dernier aurait recueilli des preuves de la trahison du chef du gouvernement. Corey, non content d'accepter la mission, vend aussitôt ses services au 2e Bureau et à Mme Zarkoff, industrielle de l'armement compromise dans l'affaire. Fort de ses trois salaires, Corey se lance sur la piste du reporter, et ne tarde pas à croiser le chemin du redoutable espion Aquila, qui dirige les opérations du Kaiser en France... L'issue de la guerre pourrait bien dépendre du résultat de son enquête. Mais au fait, quelqu'un sait-il pour qui Silas Corey travaille vraiment ?
L’ambiguïté du personnage de Silas Corey est intéressante, le personnage est à la fois attachant et intriguant. Plongé dans une narration dense, il accompagne le lecteur dans une intrigue complexe, qui nécessite parfois quelques retours en arrière pour profiter des détails annonciateurs des événements. Même la couverture ne laisse pas présager du fond de l'histoire.
Côté production, c'est du très bon niveau, le scénario ciselé de Fabien Nury est très bien servi par le dessin de Pierre Alary, le découpage est vraiment très bon et la mise en couleur du même acabit.
Une première place méritée pour ce tome 1, dont la suite et fin de saison est attendue courant mars 2013.

Coup d'Coeur 
Argent
13.01.02

SOUVENIRS DE L'EMPIRE DE L'ATOME  - SMOLDEREN & CLERISSE

Rêve ou réalité ? C’est bien ce que l’on se demande lorsque l’on commence à lire Souvenir de l’empire de l’atome. Paul est écrivain de science-fiction et accessoirement en contact télépathique avec un héros situé 121000 ans dans le futur, Zarth Arn. Tout bascule lorsque son histoire fait la une et que Zelbub, riche mégalomaniaque comme tout bon méchant, décide de tirer profit de ce lien télépathique à son avantage…
L’ambiguïté de la folie ou de la réalité sera tenue jusqu’au bout par le scénario bien ficelé de Thierry Smolderen (un peu trop parfois, le découpage temporel présent/flashback/futur peut en déstabiliser plus d’un) et le graphisme d'Alexandre Clérisse à toute épreuve. Ce dernier, ajusté selon les périodes traversées tout comme le sont les couleurs donne une profondeur supplémentaire à l’histoire.  Ajoutons à tout ça une maitrise quasi totale de l’ambiance des années 50 et le résultat nous offre un hommage parfait à la science-fiction, bourré de clins d’œil et de références du genre.

Coup d'Coeur Bronze

13.01.05 

ZERO POUR L'ETERNITE - HYAKUTA & SUMOTO

Kentarô est un étudiant désabusé. Pour le remotiver, sa soeur lui demande de l'aider dans ses recherches sur leur grand-père, un pilote de chasse mort en kamikaze. Cette démarche personnelle est l'occasion de se rappeler une période douloureuse dans l'Histoire du Japon.
Malgrè un personnage principal caricatural, Zéro pour l'éternité visite le point de vue intéressant et original des kamikazes japonnais durant la 2ème guerre mondiale. Le graphisme et le découpage sont classiques mais très réussis, dommage que le récit dans le présent soit lent et plein de chichés.
Cette série en 5 tomes est une bonne surprise, qui peut plaire au plus grand nombre. Espérons que la fin ne soit pas trop convenue.

  13.01.04

CASANOVA - FRACTION, BA & MOON

Dans un monde futuriste dominé par de puissantes organisations au premier rang desquels l’E.M.P.I.R.E., Casanova Quinn, le fils du dirigeant de cette organisation fait du free lance et se retrouve d’une certaine façon embarqué dans un monde parallèle, engagé par sa sœur et l’amant de cette dernière, le psychopathe Newman Xeno pour détruire la puissance de l’E.M.P.I.R.E. Ce résumé vous semble confus, ne vous inquiétez pas, ça sera pire en lisant le livre. L’accueil du club de lecture pour cet ouvrage a été assez froid. Certains ayant trouvé que l’auteur pêchait par orgueil, en voulant en faire trop et perdant en réalité ses lecteurs. Le côté mondes parallèles a fait penser à un hellboy moins réussi à certains. La remarque qui est revenue le plus souvent a bien été « je n’ai pas réussi à le lire ». Effectivement, cet ouvrage est difficile d’accès, il le reconnait d’entrée dans la préface, avertissant le lecteur sur la lecture qu’il va avoir. Mais, le personnage principal, attachant et dépassé, le graphisme très bien travaillé et  intéressant méritent qu’on s’arrête sur cet ouvrage. Ainsi, si l’on arrive à passer un cap situé entre le tiers et la moitié du livre, on peut se retrouver pris dans les délires des auteurs de Daytripper. Il ne faut pas avoir peur de revenir sur l’histoire plusieurs fois pour s’assurer de bien comprendre ce qui se passe (sans assurance). Lecteurs, si vous voulez venir découvrir le nouvel ouvrage des auteurs de Daytripper, cet œuvre n’a rien à voir. Si vous avez envie de vous prendre la tête sur des histoires absurdes, farfelues et érotiques d’un dandy de la SF, ne soyez pas rebutés par la perplexité de la lecture du début du livre et vous vous surprendrez à suivre avec intérêt les déboires de Casanova Quinn, de l’E.M.P.I.R.E.  et de la D.E.F.O.N.C.E.


  13.01.03

CONTES D'UN HOMME DE GOUT - MUELLER'S

Millington F.Millborough est un gentleman américain de l'entre deux guerres. The Mighty Millborough, comme on le surnomme est le centre des rumeurs les plus folles en ville. Christopher Mueller, graphiste et nouveau venu dans la BD, nous offre les vagabondages et les rêveries d'un vieil aventurier, coureur, alcoolique, mélancolique et excentrique. Déjà trop de hic ?
L'album est une invitation à la lecture : la couverture, les graphismes "à la Crumb", la mise en page "façon Ware". Et pourtant... L'absence d'intérêt du propos (certains diront même l'absence de scénario) douche la promesse d'une belle découverte. La déception a gagné l'ensemble des lecteurs du club. L'album se retrouve bon dernier de la sélection du mois.
Pour ceux qui veulent suivre le travail graphique de l'auteur : http://www.muellersjournal.com/
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Published by NIORT'en Bulles - dans Club de lecture
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