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  • : Depuis juin 2006, Niort en Bulles promeut la Bande Dessinée dans le Pays Niortais grâce à son club de lecture mensuel et par son rendez-vous annuel de juin : le Festival A2Bulles
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Cases Donjon

Les moyens d'action de l'association sont notamment :

• des rencontres régulières permettant aux membres de découvrir er de faire découvrir les diverses formes de bande dessinée sans en privilégier aucune;
• la publication du journal en ligne, Cases-Donjon, servant de support de communication entre les membres et ouvert à tous;
• l'organisation de manifestations culturelles tels que rencontres avec des auteurs, séances de dédicaces, expositions d'oeuvres choisies;
• l'animation pédagogique dans un cadre scolaire ou non.
 

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Archives

25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:27

 

 Soucoupes 

Le Gouëfflec & Obion
Glénat

Petit-fils d'Algérie

Joel Alessandra
Casterman

Rose profond

Dionnet & Pirus
Casterman

Lazarus

Rucka, Lark & Arcas

Glénat Comics

Kokkoku

Seita Horio
Glénat




















Tous les albums sont gracieusement prêtés à tous les membres de l'association par la librairie l'Hydragon
Venez débattre avec nous de la sélection le Vendredi 22 mai 2015 à 19h, au Sorento.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 12:54

 

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Le Baron Fou

 de Rodolphe & Faure
Glénat

Le Sculpteur

 de Scott Mc Cloud
Rue de Sèvres

Deux Frères

de Fabio & Gabriel Ba
WaUrban

Poison City

De Tetsuya

Kioon

La grosse tête

de Toldac & Tehem
Dupuis




















Tous les albums sont gracieusement prêtés à tous les membres de l'association par la librairie l'Hydragon
Venez débattre avec nous de la sélection le Vendredi 24 avril 2015 à 19h, au Sorento.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:48

 

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Le Roy des Ribauds

 de Toulhoat & Brugeas
Akileos

Le magicien de

Withechapel
de André Benn
Dargaud

Don Quichotte

de Rob Davis
Warum

Les mains invisibles

De Ville Tietäväinen

Casterman

Elle s'appelait Tomoji

de Taniguchi
Rue de Sèvres




















Tous les albums sont gracieusement prêtés
à tous les membres de l'association par la librairie l'Hydragon
Venez débattre avec nous de la sélection le Vendredi 20 mars 2015 à 19h, au Sorento.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 13:03
Coup d'Coeur Or

15.01.02

UNDERTAKER - MEYER & DORISON

En français, on dit Croque-Mort, en référence au test pratiqué historiquement sur le pouce du gros orteil des défunts. En Anglais, on dit Undertaker, littéralement celui qui emmène en dessous (de la terre), à la mesure de 6 pieds pour être sûrs de bien manger les pissenlits par la racine. Comme dans beaucoup de civilisations, les croque-morts de l'ouest américain étaient des "intouchables", mis à l'écart du groupe, oiseaux de mauvais augure. Il n'en fallait pas plus à Xavier Dorison pour mettre en scène le personnage principal de sa nouvelle série avec Ralph Meyer : Jonas Crow, croque-mort de son état, se retrouve à devoir convoyer Joe Cusco, ancien chercheur d'or devenu millionnaire, vers le filon qui fit autrefois sa fortune pour l'inhumer. Ce qui devait se dérouler sans encombres se transforme en plan galère, l'équipage croque-mort, gouvernante, bonniche et vautour se retrouvant poursuivi par l'ensemble de la population locale, bien décidée à récupérer sa part du gâteau.
De l'avis du groupe, Undertaker est vraiment une BD Western qui fonctionne parfaitement, les personnages sont hauts en couleur et charismatiques, avec de vraies gueules; le scénario est classique mais dynamique avec de bonnes astuces. Tout le monde a apprécié le côté grande aventure, et la référence à Blueberry est venue régulièrement, avec de la nostalgie dans la voix.
Mention spéciale pour la jolie paire de seins de la gouvernante, qu'on espère retrouver dans le tome 2 qui terminera cette première histoire.
Première place du classement du mois avec une excellente moyenne de 4.06 et 134 points.
Coup d'Coeur 
Argent
15.01.04

L'ALGÉRIE C'EST BEAU COMME L'AMÉRIQUE -

BURTON & GRAND

« La famille, je l'écoute ressasser, en silence. L'Algérie m'ennuie et me pèse à la fois. Je ne peux partager ni leur douleur ni leur nostalgie, mais elles me traversent, m'imbibent. À la seule mention du mot "Algérie", mon rythme cardiaque s'accélère. J'hérite d'une guerre que je n'ai pas vécue. »
Récit intimiste, cet album est celui d'Olivia Burton, fille de « pieds-noirs » installés en France au moment des « événements » d'Algérie. Confrontée aux évocations de ce pays de cocagne lors des réunions de familles, Olivia décident de partir à la découverte du berceau familial.
Le style clair de Mahi Grand permet un voyage tout en douceur. L'insertion succinte de couleur ne permet pas de saisir la beauté des paysages, mais la recherche sur la composition des pages rend la lecture agréable.
L'accueil de ce roman graphique a été inégal.
L'intimité du propos a touché. Olivia découvre « une » Algérie pour se libérer de son passé. Son parcours met en lumière une histoire que beaucoup partage.
On peut regretter cependant l'absence de profondeur. La douceur graphique et le « politiquement correct » du récit tiennent un album que certains auraient voulu plus profond et complet. Rares sont les albums qui évoquent l'histoire et les relations franco-algériennes et ces attentes sont ici déçues.
Coup d'Coeur Bronze

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L'ENCYCLOPÉDIE DES DÉBUTS DE LA TERRE - GREENBERG

"Plus belle invention depuis le fil" selon l'auteur elle-même!
Conte de l'épopée d'un conteur, cette fausse encyclopédie nous emmène à travers les contrées nordiques, et leurs mythes à bord de l'embarcation d'un jeune homme en quête de réponses.
Ce livre réunit les ingrédients qui séduisent les amateurs de conte : légendes et religions différentes réunies et adaptées dans un récit poétique, émouvant et plein d'humour. La mise en abyme renforcée par l'intervention de l'auteur a été apprécié. Les couleurs et le dessin naïf se marient bien avec la poésie du récit et des dialogues. La qualité de l'édition et de la traduction ont été soulignés: des titres redessinés, une police spéciale créée à partir de l'écriture de l'auteur...
Toutefois, le style particulier (superposition de légendes insuffisamment reliés) et la naïveté du dessin n'ont pas été du goût de tous. Certains auraient préféré que le décalage entre l'époque de histoire et les dialogues soit plus affirmé. Ce qui a fait le plus débat a été de savoir si le format bande dessiné était adapté à ce style de récit.
Ce récit d'adulte s'adresse aussi aux enfants, qui à défaut de saisir toutes les références pourront être séduits par sa poésie.

  15.01.05

CAPHARNAÜM - TRONDHEIM

Martin Mollin (le héros) est libraire, pas trop futé et fan de Willard Watte (l’autre héros, le super-héros), un justicier de bande-dessiné qui combat le crime avec son équipe d’expert. Mais en fait, Willard Watte, il existe vraiment, et Martin, suite à une altercation sur son lieu de travail avec Gashinga (Le super-vilain) va faire sa connaissance. Embarqué dans sa base secrète, il va tenter d’aider à retrouver la trace de ce Gashinga… Capharnaüm, c’est la BD qu’on aime mais qu’on voudrait détester. Dès le début, on nous annonce que Lewis Trondheim n’a pas terminé l’histoire et que visiblement, il ne la terminera jamais*…Aaaaaarg !
Projet original de 5000 pages, on nous livre ici les quelques 270 premières et c’est bon.  Le récit s’annonce long mais l’ennui ne s’installe pas, et  pour un projet si énorme, on peut remarquer un niveau de détail assez surprenant sur les dessins…
C’est sûr, Trondheim sait raconter les histoires…mais il sait aussi frustrer son lectorat. Ca donne envie de se replonger dans les Lapinot et autres Donjon

*A noter que Lewis Throndheim ne voulait pas publier ces planches, c’est sur l’insistance de quelques amis qu’il s’y est résolu. Merci les amis…
  15.01.03

 

BLACK IS BELTZA - MUGURUZA, CANO & DR.ALDERETE

Projet ambitieux du chanteur de Kortatu autour des différents mouvements identitaires et libertaires qui ont marqués la fin des années 60, du Black Panther au FLN en passant par la Factory d'Andy Warhol. La réalisation va cependant desservir la promesse. Car si le dessin a séduit une majorité de nos lecteurs, c'est l'accumulation sévère des ellipses qui va nuire à la fluidité de l'ouvrage. Nous étions du coup très peu nombreux à tenter de défendre malgré tout une création originale mais décevante.

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:07

 

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L'encyclopédie

des débuts de la terre
de Isabel Greenberg
Casterman

Undertaker
de Dorison & Meyer
Dargaud

Black is Beltza

de Muguruza,Cano

& Dr Alderete
Bang

L'Algérie c'est

beau comme

l'Amérque

De Burton & Grand

Steinkis

Capharnaüm

de Trondheim
Association




















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Venez débattre avec nous de la sélection le Vendredi 20 février 2015 à 19h, au Sorento.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:42
Coup d'Coeur Or

14.11.01

LITTLE TULIP - BOUCQ & CHARYN

Un thriller noir, noir comme l'encre des tatouages.
« Ma vie a commencé et pris fin en 1947 dans une rue obscure de Moscou... »
Sur fond de polar dans l’Amérique des seventies, les auteurs nous emmènent voir les existences malheureuses des prisonniers des goulags sibériens des années 40/50. Très rarement traité dans la bande dessinées, faute de traces et d’expériences racontées par ces vies perdues, c’est en s’appuyant sur l’usage quasi chamanique des tatouages, que Charyn et Boucq nous saisissent et ne nous lâchent plus. Les dons du jeune Paul devenu Pavel, dessinateur apprenti puis virtuose des tatouages servent les maîtres des gangs locaux. Adultes, le petit Pavel redevient Paul, dessinateur aux dons incroyables pour reconnaître les meurtriers, au service de la police new-yorkaise. Mais est-il vraiment libéré de ses démons ?
Au grès d’allers et retours spatio-temporelles, c'est à coups de gifles que les auteurs nous font percevoir la noirceur de notre humanité. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Aller voir là où on ne va jamais, mais aller voir quand même. Dans la lumière chaude des corps, les tatouages s’animent et nous en montrent un peu plus sur cette humanité froide et perdue.
Pourtant, une lueur d’espoir apparaît, grâce notamment à l’immense talent des dessins, mais aussi du effets du coloriste Alexandre Boucq (le neveu du maître, en passe de devenir lui aussi un virtuose). Des couleurs de feux, chatoyantes, pour nous raconter la mort, glaciale dans les goulags. Le dessin est époustouflant de vérité, ou le moindre détail fracture la  vue et le cœur des lecteurs. François Boucq démontre une fois de plus qu'il est l’un des meilleurs dessinateurs de l'histoire de la bande dessinée. La finesse de ses traits n’a d’équivalent que la noirceur des propos de l’excellent scénariste Jérôme Charyn qui nous offre ici une épopée terrible et triste, comme seul son grand talent sait le faire.
Certains auront difficilement accepté la fin de ce one shot, jugée parfois trop courte, ou trop prévisible. Mais il est probable qu’elle est finalement salvatrice. On a besoin de cette fin, un peu légère mais tellement poétique, pour essayer de sortir indemne de cette lecture intense... Difficile c’est vrai, on en redemande tant la bête est belle.
Magnifique, un des meilleurs albums de cette décennie, et qui aura remportait haut la main la victoire lors de notre dernier club de lecture. Avant de remporter probablement de nombreux autres prix…
Coup d'Coeur 
Argent
14.11.02

FILS DU SOLEIL - NURY & HENNINOT

Adaptation libre de deux nouvelles de Jack London, Fils du Soleil et Les Perles de Parlay. David Grief est un entrepreneur français très riche, peut-être l’homme le plus riche des mers du Pacifique. C’est un homme d’affaire honnête mais impitoyable, qui n’hésite pas à mettre sa vie en jeu pour réclamer une dette impayée. Une mystérieuse vente de perles amène Grief et son équipage à faire route vers l’île de Hikihoho, où vit en reclus le vieux Parlay… Adaptation non libre du résumé de Dargaud 001
Ce qu’en on en pensé les membres du club : Que ce n’est pas un « périple sauvage et fiévreux » comme annoncé par l’éditeur, mais une suite d’évènements qui réussit au héros. Le personnage central n’est pas assez charismatique, il manque d’intensité, pour lui tout semble normal. C’est une bd récréative qui a reçu l’aval du club avec sa seconde place, avec une aventure bien racontée mais qui ne tient pas la comparaison par rapport à l’adaptation du Loup des mers. Le début est promoteur, le déroulement se fait bien mais la fin n’en est pas vraiment une. L’album aurait pu être délayé sur 2 ou 3 tomes afin de mieux approfondir les personnages et donner ainsi la profondeur attendue.
Les dessins sont classiques - « une leçon de dessins façon années 80 » - qui nous rappelle les bd de notre jeunesse.
Un dernier petit bémol sur le prix 19,99 €, un peu élevé.
Coup d'Coeur Bronze

14.11.04 

DE CAPE ET DE CROCS T11- MASBOU & AYROLES

Cet ouvrage vous contera les aventures
d'un si mignon lapin à la fière allure
dans un Paris seizième où fraient fringants nobliaux,
vils faquins, bêtes de foires et vaillants escrocs.
De cet Eusèbe, car c'est bien lui, nous suivrons
péripéties, quête de gloire, désillusions.
Celui qui fut douze tomes durant fidèle ami
d'un loup en cape et d'un renard, bien lui en pris,
livrera-t-il enfin son étrange mystère
dans ce pré-quel vingt ans après sa grande première ?

Pour ce club se distinguèrent assez clairement
ceux ayant lu les dix premiers assidûment
des autres, jeunes ou moins jeunes, mais ignorants
des joutes passées de Don Lopé et Armand.
Certains jugèrent cette BD avec indulgence,
heureux de suivre Eusèbe pour cette dernière danse.
Les autres, dubitatifs et peu séduits
n'y trouvèrent qu'un relatif ennui
et qu'il en soit du dessin comme de l'histoire,
cela ne marquera sans doute pas leur mémoire.
Quoiqu'il en soit, on s'accorda ensemble à dire
que si la légende d'Eusèbe va enfin se lire,
on reste un peu pour ce tome-ci dessous d'un cran
du magistral qu'on pu goûter dans ceux d'avant.

Ce que les membres du club ont aimé :
* retrouver Eusèbe pour connaître enfin le fin mot de l'histoire,
* ce style qui caractérise toute la série (personnages, ambiance, écriture),
Ce que les membres du club ont moins aimé :
* que ce soit un tome 11, difficile à apprécier sans connaître les précédents,
* un scénario un peu en deçà de ce qu'on a pu goûter dans la reste de la série,
* pour certains la couleur.
Dans le même style :
* le roman de Renart,
* Cyrano de Bergerac, Les 3 Mousquetaires, ce genre de trucs d'époques.

  14.11.03

LES CROCODILES - THOMAS MATHIEU

Comme le nom du blog duquel il s’est inspiré, il s’agit d’un « projet ». Celui d’un homme, Thomas Mathieu, qui a souhaité retranscrire en dessins des situations de femmes victimes de harcèlement de rue, de machisme ou de sexisme. Pour réussir, il adopte un parti pris pour le moins osé, les femmes sont traitées en noir et blanc de façon réaliste, tandis que les hommes (tous les hommes) sont représentés par des crocodiles verts (un vert acidulé et criard). Un titre qui aura suscité de nombreux débats et qui est loin d’avoir fait l’unanimité au sein du club de lecteurs. Avec ses partisan(e)s et ses détracteurs.
Concernant le dessin, il est jugé par certains inintéressant voire mauvais et pour d’autres, efficace au service de l’ambition initiale, à savoir retranscrire des témoignages collectés sur un blog. Quant au choix du sujet et de la mise en scène des situations. Certains (en majorité des hommes) ont jugé cette succession de faits, caricaturale, ne pouvant être considérée comme une généralité et très éloignée de la promesse de couverture : « lutte contre le sexisme ordinaire ». D’autres (en majorité des femmes) ont salué le fait de permettre aux victimes de faire entendre leur voix.
Ce qui a peut-être fait un minimum consensus ce sont les pages de fin, une sorte de guide la contre-attaque face à différents cas d’agressions. Il est vrai qu’une des clés pour apprécier cet ouvrage est certainement de bien comprendre l’objectif de l’auteur, pour ne pas uniquement y voir un procès à charge de la gent masculine. A offrir à des convaincu(e)s et aux autres pour lancer le débat !
En guise de conclusion comme un clin d’œil à nos échanges entre lecteurs : "Hommes" sensibles s’abstenir...
 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 17:32
Coup d'Coeur Or

14.11.08

LE CHATEAU DES ETOILES - ALEX ALICE

Sous ce nom digne d'un film de Miyasaki se cache l'histoire de Séraphin, fils d'un couple de savants, passionné par l'Ether qui va se rendre en Bavière dans le célèbre château de Neuschwanchtein avec son père. En effet, le romantique Louis II, roi de Bavière, les a invité en son extravagante demeure pour poursuivre le rêve du voyage spatial. Séraphin et les autres conquérants de l'Ether sauront-il déjouer les coups fourrés des espions prussiens?
Ce voyage steampunk et romantique aux dessins pastels a conquis l'ensemble des lecteurs de ce club, lui permettant d'arriver à la première place du classement jeunesse avec le meilleure total sur les deux sélections...
L'originalité du mélange entre le romantisme allemand et le steampunk a enthousiasmé la plupart des lecteurs, d’autant que les pastels et le rythme du récit (variable, rapide, puis lent, puis rapide) installent idéalement l’ambiance. La qualité de cette BD est à rapprocher d’un Azimut ou des Royaumes du Nord. Pour certains lecteurs, lire cette bd avant de s’endormir est un gage de passer une bonne nuit en faisant de beaux rêves.
On retrouve l’ambiance de Jules Vernes, aussi bien sur la couverture que dans les croquis scientifiques qui pour certains apportent un complément apprécié des ingénieurs (en herbe ou pas), tout comme le bateau de Barberouge et ses nombreux mécanismes les avaient intéressé plus jeunes…
Parmi les quelques critiques émises, on peut relever que certains jugent cette bd un peu élitiste, ne situant peut être pas assez le contexte historique. Tout le monde ne connait pas forcément Louis II de Bavière ou son château de Neuschwanchtein.
Autre critique, sur certaines planches, on peut regretter le lettrage noir qui vient un peu casser la douceur des pastels et sa poésie.
Mérite de finir sur le podium de l'année à mon humble avis (pour ne pas dire sur la plus haute marche 001)
Coup d'Coeur 
Argent
14.11.07

LA GUERRE DES LULUS - HARDOC & HAUTIERE

Malgré un graphisme des personnages discutables, aux formes réalistes et parfois trop "adultes", cette histoire fonctionne relativement bien. La trame de l'histoire et son parti pris (le groupe fonctionne en vase clos), en font une BD accessible aux ados, mais aussi aux familles. L'histoire raconte l'échappée belle (malgré eux...) d'enfants d'un orphelinat, au moment de la 1ère guerre mondiale. Trés vite leur aventure en forêt va se transformer en un combat pour la survie du groupe. Confrontés au froid,à  la faim, mais aussi à la peur, les enfants vont subir l'invasion allemande de leur environnement devenu hostile. La rencontre avec l'ennemi va mettre en relief les personnalités de chacun, les limites du groupe et la remise en question du pouvoir. Ces enfants aux histoires douloureuses faites de ruptures, réalisent ainsi leurs 1er pas dans la vie hors institution dans un environnement qui se transforme en ce que pourrait être le monde des adultes. La guerre n'est pas la vraie vie et la rencontre avec une figure paternelle va leur offrir une autre manière de voir le monde...
Coup d'Coeur Bronze

14.11.06 

ALCYON - FERREIRA & MARAZANO

L'histoire d'Alcyon se déroule en Grèce antique. Deux enfants, Phoebe et Alcyon, partent en quête du collier d'harmonie. Celui-ci est l'enjeu de la libération de leurs pères et de la stature de leur cité. Ils sont poursuivis dans leur fugue de leur cité natale par leurs pères (!), qui se sont échappés afin de les retrouver, par un mercenaire et un militaire de la cité opposée, et par trois sorcières qui comptent bien les éliminer.
Produit par les auteurs du Monde de Milo, le graphisme et la composition des personnages font facilement penser aux Mystérieuses Cités d'Or, à Olive et Tom et à Papyrus. Le scénario est un peu en retrait par rapport à la qualité graphique de l'ouvrage (dessins et découpage), mais a l'avantage d'être situé dans une période historique sur laquelle il n'y a actuellement plus beaucoup de production. Un glossaire aurait facilité les repères dans cet ouvrage qui est plutôt orienté seulement jeunesse que tout public.
3ème place dans la sélection jeunesse 2014.

  14.11.05

SHERLOCK FOX - DU YU & MORVAN


Une fois n’est pas coutume, je ne ferais pas le résumé, je laisse ça à l’éditeur : Sherlock Fox est un renard, mais aussi un policier ! Dans la société que les animaux ont constituée, les instincts ont été remplacés par des règles de vie en communauté, afin que personne ne mange son voisin. Jusqu’ici tout va bien.Mais l’enquête que Sherlock Fox doit mener va nous faire découvrir les dessous d’une société en apparence trop parfaite. Tout commence par la découverte d'ossements dans la rivière d'une forêt. Ces derniers, assez frais, semblent en effet prouver que la personne à qui ils appartenaient a bel et bien été dévorée... Autre mystère : ce squelette ne correspond à aucune des races répertoriées !

Oooops, la boulette...

C’est plus un résumé, c’est toute l’histoire de ce tome 1…(c’est pas moi qui spoil, c’est l’éditeur 011)
Tout ça pour dire que que cette bd est bien en dessous que ce que la couverture pouvaient nous faire espérer (oui, c’est la seule chose de bien qu’on a vraiment pu noter). Le scénario n’est pas totalement inexistant, il est juste faible(environ cinq pages d’utile…) et cousu de fil blanc. Quant au dessin de Du Yu, il est (comment dire ?...) évolutif. D’une case à une autre, les traits du personnages principal ne sont pas les mêmes. En ajoutant à cela qu'il est peut être aussi trop sombre,  on peut confirmer des lors qu'il ne rattrape le scenario.
Pour terminer, la cible de l’œuvre étant des enfants (elle est  signée Tcho ! ), le contenu (du sexe 007, du cannibalisme 005) peut sembler décalé voir pas à sa place dans cette bd.
Vous l’aurez compris, à l’unanimité, les membres du club (ok ok, ce sont tous des adultes…) vous conseil de passer votre chemin devant ce « BlackSad ½ ».

 
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 14:56

 

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Little Tulip
de Boucq & Charyn 

Dupuis

Fils du Soleil
de Nury & Henninot
Dargaud

    Les crocodiles

de Thomas Mathieu
Lombard

 

De cape et de crocs T11

de Masbou & Ayroles
Delcourt

 











 

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Sherlock Fox
de Du Yu & Morvan

Glénat

Alcyon
de Ferreira & Marazano
Dargaud

La guerre des Lulus

de Hardoc & Hautière
Casterman

 

Château des étoiles

de Alex alice
Rue de Sèvres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Venez débattre avec nous de la sélection le 19 décembre 2014 à 19h au Sorento.

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 15:38
Coup d'Coeur Or

14.10.02

LA PASSION DE DODIN BOUFFANT - BURNIAT

Au milieu du XIXème, Dodin-Bouffant, bourgeois de province, est un fin gourmet à la réputation bien établie. Sa table est ouverte chaque jeudi mais ses jugements laissent peu de place à l’approximation et seuls 3 autres notables du coin sont admis dans ce cénacle. Le jour où Eugénie, sa cuisinière attitrée et talentueuse, décède brutalement, il est désespéré. La recherche de la perle rare est compliquée même si les candidates sont nombreuses. C’est par hasard qu’il trouve Adèle, simple paysanne aux qualités insoupçonnées. L’invitation en forme de défi que lui lance un aristocrate féru de gastronomie rapprochera le gourmet et sa cuisinière dans une relation qui ira plus loin que la simple gastronomie. Cet ouvrage met en appétit, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est adapté d’un roman des années 20 qui célèbre une certaine idée de la cuisine. Si les membres du club reconnaissent que ce n’est plus la cuisine que l’on mange aujourd’hui, une cuisine riche et roborative dont les plats compliqués s’enchaînent dans des repas gargantuesques, ils sont plutôt séduits par l’ambiance du récit. Certains évoquent le manga « Le gourmet solitaire » de Jiro Taniguchi pour l’immersion dans un tourbillon des sens. Et effectivement, la lecture de cette BD donne l’impression qu’on sent les effluves des plats qui cuisent, on entend grésiller les poêles, on admire les présentations dans les plats, et surtout on goûte ces plats improbables de la cuisine bourgeoise de cette époque. Même si certains peuvent regretter la petite histoire à l’eau de rose entre le gourmet et sa cuisinière, l’histoire est pleine d’humour, entrainante. Les petites digressions déclenchées sur les protagonistes par des mets particulièrement succulents donnent un ton un peu décalé, moderne. Le tout est servi par un dessin original, inspiré des caricatures de l’époque (les crayonnées de fin d’ouvrage font irrésistiblement penser à Daumier). Les couleurs et certains détails de mouvement font également penser à certains détails de Quai d’Orsay.
En fin de compte, est-ce l’heure propice de l’apéritif ou l’appel culturel de la nourriture sur un groupe de français, en tout cas cette BD rafle les votes pour terminer à la première place du classement (classique ou revisité).
Coup d'Coeur 
Argent
14.10.01

MOI ASSASSIN - ALTARRIBA & KEKO

Enrique Rodríguez Ramírez est professeur d’Histoire de l’Art à l’université du Pays Basque. A 53 ans, cet universitaire dirige un groupe de recherche sur « la douleur et le supplice dans la peinture occidentale ». Il est au zénith de sa carrière .Mais sa vraie passion, dans laquelle il s'investit à plein, est plus radicale : l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

Un polar original, dont l’utilisation dans le dessin du noir et blanc teinté parfois de rouge a plu à beaucoup, certaines planches sont magnifiques, mais pour d’autres c’est du déjà-vu. Certains auraient souhaité  davantage de clair-obscur. 
Le scénario est haletant avec une intrigue à la foi pesante et prenante,  cela se lit d’une traite. La voix off est particulièrement efficace. La description de la violence dans l’art est intéressante.
C’est très bien décris par exemple, les gens qui parlent de chose éminemment pointu et ça jargonne on s’y croit. Le contexte politique jalonne utilement le récit. Il y a des messages qui passent, sur le théâtre par exemple. Le personnage surtout a été l’objet de débat, il en est devenu vivant. "Il est difficile d’avoir de l’empathie avec lui,  on ne peut pas  l’admirer mais il ne laisse pas indifférent. Il se  crée une thèse au niveau de son art qui n’intéresse que lui et il en devient ennuyeux. Ce qui peut déranger, c’est que l’on ne comprend pas le mécanisme qui le pousse à tuer. Il cherche une caution «  l’art » mais on n’y croit pas. En fait il se fait manipuler c’est un prétentieux. L’auteur a priori défend l’idée d’une pulsion animale qui est en chacun de nous".
Assassin  génial ou névrosé minable, à vous de vous faire votre propre opinion
En conclusion, pour beaucoup c’est un excellent roman policier original et savoureux qui se lit d’une traite, médaille d’argent de notre palmarès.

Coup d'Coeur Bronze

14.10.03 

LE SOLDAT - OLIVIER JOUVRAY & EFA

Librement inspiré du du roman de guerre américain (entré dans les classiques) La conquête du Courage de Stephan Crane.
Henry et son copain Wilson vivent au rythme des champs dans les États-Unis de la guerre de Sécession. Et pourquoi ne pas s'engager dans l'armée Yankee ? Par patriotisme ? Par défiance ? Au risque (?) de manquer les moissons ? Pour devenir un homme ?
Intégré dans une unité de volontaires, le jeune Henry expérimente l'angoisse, la peur du combat, la crainte de ne pas être un homme, un combattant.  Baladés de position en campement par un état-major déboussolé, les jeunes soldats craignent l'engagement ou pour certains le magnifient mais peu à peu les poitrines se dégonflent. Arrive le premier assaut...
La peur du combat fait elle de vous un pleutre ? L'horreur de la guerre est elle un passage nécessaire pour devenir un homme ?  Récit universel sur l'engagement du soldat, le récit de Jouvray nous plonge dans la petite histoire de la guerre civile américaine, thème accaparé par les Tuniques Bleues de Raoul Cauvin. Oubliant le ton humoristique et décalé de la série à succès, le Soldat est sobre, consensuel mais efficace et pédagogique.
Le dessin réaliste de l’espagnol Efa est soigné malgré certains traits quelque peu maladroits (yeux des personnages). Les couleurs aquarelles, douces et réalistes sont en décalage avec la dureté du récit et les habitudes des récits de guerres. Décalage qui a perturbé plus d'un lecteur.

  14.10.05

VELVET - BRUBAKER & EPTING

Velvet Templeton, Secrétaire du directeur de l'Arc-7, une agence d'espionnage remontant à la deuxième guerre mondiale, se met à enquêter sur le meurtre d'un de ses anciens amants : le plus grand agent secret du monde. Piégée avant même de s'en rendre compte, la belle devra se battre pour survivre et découvrir la vérité. Heureusement pour elle, son passé de super-espionne lui a laissé de quoi se défendre.
Les ellipses, les flashbacks et le côté rétro du récit ne font pas de Velvet le comics préféré du club. Malgré tout, sa narration à la James Bond des années 80 a su faire plaisir, tout comme le personnage principal féminin (Aka « quand Miss Moneypenny sort de son bureau pour casser la gueule aux vilains »). Le dessin de Steve Epting, réaliste et soigné, ne transcende pas et rappelle trop les derniers comics lus dans le club.
Pour conclure, Brubaker nous livre ici un récit d’espionnage en demi-teinte, loin du niveau de ses  précédentes productions (Gotham central, Criminal, Captain America…) mais agréable à lire.
  14.10.04

WONDERBALL - DUVAL, PECAU & WILSON

Août 1983, un flic expérimenté, l’inspecteur Spadaccini, enquête sur un mystérieux carnage : 9 morts en 9 secondes... L’expérience et l’observation de Spadaccini, surnommé Wonderball par ses collègues, en raison des boules de chocolat qu’il ingurgite à longueur de journée, lui donnent l’intuition qu’il s’agit d’un unique tireur, particulièrement efficace. L’arme utilisée est la même que celle de Lee Harvey Oswald en 1964 : l'assassin de JF Kennedy. Wonderball est persuadé que ce nouveau tireur a agi sous l’influence de drogues expérimentales, qu’il a été le cobaye d’expériences interdites. Spadaccini enquête dans les milieux toxicos de la ville, suivi de très près par un autre tueur, dirigé par une mystérieuse organisation. Une série B très efficace selon certains membres du club mais Spadaccini ne s'inspire-t-il pas trop du célèbre inspecteur Harry Callahan ? Sera-t-il à la hauteur du célèbre Dirty Harry ? La suite le dira. Des lecteurs se sont laissé embarquer par les prémices de l'intrigue et son atmosphère même si le scénario est assez prévisible. Le parallèle avec les débuts de la série XIII a même été évoqué.
Le manque d'originalité est un reproche pour d'autres lecteurs comme le dessin très 8O's qui colle pourtant à la période historique du récit et au graphisme BD de cette époque. Quelques lecteurs ont aussi reproché un dessin un peu négligé, comportant quelques erreurs alors que d'autres ont fait remarquer que la représentation de Spadaccini restait la même, y compris dans des flashs back qui évoquaient quelques anecdotes de sa jeunesse.
Une BD série B bien formatée - couverture et teaser accrocheurs - qui se lit facilement et assez rapidement : il ne faut pas lui en demander plus ! Face à la concurrence des 4 autres albums du club, elle a assez bien résisté même si elle se classe dernière.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:17

 

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Fatale
de Cabanes & Manchette
Dupuis

Solo
de Oscar MArtin
Delcourt

Les royaumes du Nord

de Oubrerie & Melchior
Gallimard

Vermines 

De Gerce & Pichelin

Requins Marteaux

Kazé no Shô

de Taniguchi
Panini




















Tous les albums sont gracieusement prêtés
à tous les membres de l'association par la librairie l'Hydragon
Venez débattre avec nous de la sélection le Vendredi 10 octobre 2014 à 19h, au Sorento.

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